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20. Le genre des noms de villes

1. Règle générale

Le nom de certaines villes, françaises ou étrangères, est précédé d’un article, qui indique le genre :

Le Havre, La Baule, le Cap (Kapkaupunki), Le Caire (Kairo)

Mais la plupart des noms de ville sont sans article et sont extérieurement sans genre. L’absence de marque de genre peut être embarrassante dans les cas où il faut faire l’accord avec un adjectif ou renvoyer à la ville en question par un pronom. Il n’existe pas de règles strictes à ce sujet. En général, les noms de ville sont à référent masculin. Seuls quelques noms en -e de villes célèbres ou d’importance historique sont nettement féminins, notamment (mais pas uniquement) quand l’adjectif qui les ac­com­pa­gne a une nuance subjective ou emphatique :

l’ancienne Rome, la nouvelle Byzance
Venise est belle

Les adjectifs ancien et nouveau entrainent souvent une féminisation du nom de ville : Louvain-la-Neuve, la nouvelle Carthage, la nouvelle Jérusalem, l’ancienne Persépolis. Dans les autres cas, le nom de ville est masculin :

le vieux Marseille, le grand Paris
Grenoble est très grand.
Le nouveau Strasbourg Strasbourgin uudet kaupunginosat
Il a neigé, Paris est tout blanc.
Mexico est très étendu.

2. Valeur subjective

On peut dire que le féminin est plus solennel, plus subjectif, le masculin plus concret, sans nuance par­ti­cu­lière : on peut ainsi opposer la vieille Marseille vanha sivistyskaupunki Marseille et le vieux Marseille Mar­seil­len vanha kaupunki (vanhat korttelit). Il n’est pas toujours simple pour un non francophone de dis­tin­guer ces nuances avec certitude, en cas de doute, le plus sûr est d’utiliser une tournure avec le mot ville :

Grenoble est une grande ville.
Athènes est une ville très ancienne.