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232. Tête de cons­truc­tion pré­po­si­tionnelle

1. Constructions pré­po­si­tionnelles

Le pronom celui remplace le GN dans les cons­truc­tions du type nom + pré­po­si­tion spatiale. En finnois, on peut parfois uti­li­ser le pronom se, mais le plus souvent il faut uti­li­ser un adjectif, ou une autre cons­truc­tion :

a. Dans la langue écrite, il s’agit surtout des pré­po­si­tions de et à, plus rarement sur ou d’autres prépo­si­tions à sens spatial :

C’est dans le tiroir du haut ? – Non, dans celui du bas.Onko se ylimmäisessä laatikossa? – Ei vaan alimmaisessa.
Je n’ai pas pu prendre le train de 8 heures. Je prendrai celui de 11 heures.
Les chiens à poil ras sont plus faciles à entretenir que ceux à poil long.
C’est la clé du milieu ou celle à gauche ?
le journal d’aujourd’hui et celui d’hier tämän päivän ja eilinen lehti
Les paysages de France sont plus variés que ceux d’Allemagne.

L’exem­ple suivant mêle cons­truc­tion pré­po­si­tionnelle et cons­truc­tion participiale :

Dans un tel cas, il y a deux employeurs distincts, celui avant le changement de forme juridique et celui résultant du changement de forme juridique.

b. Dans la langue parlée, on peut uti­li­ser aussi d’autres pré­po­si­tions que des pré­po­si­tions spatiales, mais c’est un style plus familier :

Donne-moi celui en bois. Anna se, joka on puusta tehty.
Il a perdu celle avec une clochette. Hän hukkasi sen, jossa oli kulkunen.

2. Équivalents de proposition relative

Ces cons­truc­tions pré­po­si­tionnelles peuvent la plupart du temps être paraphrasées par des proposi­tions relatives (p. 601) :

celui d’hier = celui qui est venu/arrivé hier
ceux d’Allemagne = ceux qui existent en Allemagne
celui du bas = celui qui est en bas
ceux à poil long = ceux qui ont le poil long
ceux en métal = ceux qui sont en métal
celle à gauche = celle qui est à gauche
celui du voisin= celui qui est au voisin.

Dans cet emploi, la pré­po­si­tion (surtout les pré­po­si­tions « incolores » comme à et de, qui n’ex­pri­ment pas toujours une relation spatiale très précise) a une interprétation relationnelle particulière, qui est con­di­tion­née par le sens des termes nominaux qu’elle unit, ce qui n’est pas le cas de tous les syntagmes préposi­tion­nels com­plé­ments de nom ou de pronom. Par exem­ple dans le début de la sé­ance, le groupe de la séance ne peut pas se paraphraser par une relative.

3. Expression de la possession

Un des cas d’uti­li­sation les plus fréquents de ce genre de cons­truc­tion est celui où le pronom celui est sui­vi d’un com­plé­ment du nom (exprimant notamment la possession). Dans ce cas, le finnois n’u­ti­li­se pas de pronom, mais des cons­truc­tions elliptiques ou des adjectifs :

C’est le numéro de téléphone de Marie ?
Non, c’est celui d’Aurélie.
À qui est cette voiture ? – C’est celle du voisin. Se on naapurin.

4. Emploi du P3 à antécédent non GN impossible

Le P3 à antécédent non GN ce ne peut pas être uti­li­sé comme tête de cons­truc­tion pré­po­si­tionnelle :

*ce de gauche, *ce d’hier.