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242. Autres pronoms et relative non spécifiante

1. Pronom personnel antécédent de relative non spécifiante

Les règles exposés p. 239-241 concernaient les cas où le pronom antécédent de proposition relative est un pro­nom personnel de 3e personne et la relative une relative spécifiante. Dans les autres cas, c’est-à-dire quand le pronom est un pronom personnel de 1e ou 2e personne je tu nous vous, ou quand la relative n’est pas spécifiante (relative explicative), la forme du pronom personnel est la forme disjointe habituelle p. 301), puisque ce pronom se trouve dans une position (prolepse, rappel, extraction, après pré­position ou conjonction, voir p. 302) où il peut être développé par une autre pro­po­si­tion :

Elle a toujours eu confiance en nous, qui l’avons constamment soutenue.
J’ai souvent pensé à ce jeune élève, qui était si sympathique. → J’ai souvent pensé à lui, qui était si sympathique.
Moi qui lui ai toujours fait confiance, me voilà bien récompensé.
On pourra toujours s’adresser à eux, qui n’ont jamais manqué de nous aider.
Pourquoi ne partez-vous jamais en voyage, vous qui avez tant d’argent ?
Tout le monde avait eu une pensée pour lui, qui, alité, n’avait pas pu assister à cette fête.

Si on supprime les relatives dans ces exem­ples, il reste des pronoms en position détachée (prolepse) ou mis en relief après pré­po­si­tion :

Elle a toujours eu confiance en nous.
J’ai souvent pensé à lui.
Moi, me voilà bien récompensé.
On pourra toujours s’adresser à eux.
Pourquoi ne partez-vous jamais, vous ?
Tout le monde avait eu une pensée pour lui.

Le pronom est aussi à la forme disjointe quand il est antécédent d'une relative dans les phrases clivées (c’est moi qui...), voir tableau p. 238a et p. 516.

2. Autres pronoms

Quand le pronom antécédent de la relative n’est pas un pronom personnel, il n’est pas modifié par le fait d’être complété par une relative, quel que soit le type de relative :

Je ne vois rien qui m’intéresse.
C’est le tien qui a le mieux marché.
Il y en a certains qui ne sont jamais contents.
Il faudrait encore nettoyer celui-là, qui est le plus mal en point.

Comme le montre le dernier exemple ci-dessus, il est donc possible d’utiliser la forme celui-là comme an­té­cédent d’un pronom relatif. Dans ce cas-là, il s’agit bien d’un véritable pronom démonstratif (p. 225), qui se distingue justement du pronom incomplet (p. 230). Voir le détail p. 243.