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371. Les verbes défectifs et les verbes impersonnels

1. Verbes défectifs

On appelle « verbes défectifs » (vaillinainen) des verbes qui, pour des raisons sémantiques (par exem­ple échoir « langeta jonkun tehtäväksi ») ou pour des raisons d’évolution de la langue, ne se conjuguent qu’à quelques temps ou à certaines personnes. Il s’agit des verbes suivants :

choir pudota : pas toutes les formes simples
Le verbe est archaïque et a été remplacé dès le moyen âge par tomber ; certaines formes se rencontrent encore dans des textes littéraires classiques.
échoir langeta, tulla osaksi : seulement 3e personne
frire paistaa öljyssä : uniquement singulier de l’in­di­ca­tif, futur, et formes composées
pas d’autres formes simples
gésir maata : seulement in­di­ca­tif présent et imparfait, et participe présent (je gis, je gisais, gisant)
ouïr kuulla : archaïque ; seules quelques formes isolées se rencontrent (bien qu’il existe un modèle de conjugaison complet !). Dans la littérature on trouve oyez ! « écoutez », et dans le langage juridique on uti­li­se l’in­fi­ni­tif ouïr
bruire humista : conjugaison en partie défective, certaines formes remplacées par bruisser ;
saillir törröttää : seulement 3e personne ;
seoir olla sopiva, sopia : seulement 3e personne ;
paitre olla laitumella : comme les autres verbes en -aitre, mais seules les formes de 3e personne du présent et de l’imparfait sont usitées ; pas de formes composées (à cause du participe : pu).

2. Verbes impersonnels

Les verbes impersonnels ne se conjuguent qu’à la 3e personne. Le pronom il est une simple marque de personne (p. 340). Ces verbes sont surtout des verbes du vocabulaire météorologique :

pleuvoir – il pleut
neiger – il neige
bruiner (sataa tihkua) – il bruine
venter (tuulla) – il vente

Sur la valeur du pronom il dans le cas desverbes du vocabulaire météorologique et pour d’autres exem­ples, voir p. 341. Ces verbes ne s’uti­li­sent qu’au mode im­per­sonnel, sauf pleuvoir, qui peut signifier « venir en abondance » :

Les insultes pleuvaient sur l’orateur. Puhujan päälle sateli solvauksia. ou
Il pleuvait des insultes sur l’orateur.

Dans ce cas, insultes est le sujet réel, et pleuvoir ne peut plus être considéré comme un verbe impersonnel au sens propre, mais comme un synonyme de tomber. D’autres verbes ayant éga­le­ment un sens non im­per­sonnel peuvent s’employer dans un usage météorologique à la forme impersonnelle :

il grêle (sataa rakeita), il gèle (pakastaa), etc.