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536. Qui sujet et attribut du sujet

1. L’interrogation partielle

L’interrogation partielle porte sur un élément particulier de la phrase, sujet, com­plé­ment d’objet, com­plé­ment cir­cons­tan­ciel, etc. Il existe plusieurs types de cons­truc­tions, qui dépendent de la fonc­tion du mot interrogatif et du niveau de langue : lan­gue soutenue, langue écrite, langue parlée, lan­gue familière.

2. Le référent de qui

Le pronom qui renvoie en principe toujours à un humain. Qui peut aussi renvoyer à un animé, par exem­ple un animal familier que l’on identifie à un humain, on pourrait par exemple dire au sujet d’un chat : Mais qui vient là ? Si le référent de l’interrogatif est inconnu, on dira qu’est-ce qui est là au plafond ? (en parlant par exem­ple d’un gros insecte), et non pas qui est-ce qui.... Sur ce point, le français et le finnois uti­li­sent le mê­me type de référence et cette distinction ne pose pas de problème. En revanche, contrai­rement au finnois, où kuka, le pronom correspondant à qui, s’accorde en nombre et se décline, en français qui est un pronom indéfini neutre (sans féminin ni pluriel) et invariable, et donc toujours singulier. Le verbe s’ac­cor­de donc au masculin singulier :

Qui a parlé ?
Qui est arrivé ?
Qui est énervé ?
Qui a été applaudi ?

Les questions formées avec le pronom qui ont plusieurs variantes Les dif­fé­ren­tes formes de question varient selon la fonction de qui :

536. L’interrogation avec qui
sujet COD COI ou CC
qui verbe qui + inversion pré­po­si­tion qui inversion
qui est-ce qui verbe qui est-ce que verbe pré­po­si­tionqui est-ce que verbe

3. Qui sujet

Deux cons­truc­tions sont possibles, l’une avec la forme brève qui, l’autre avec la forme longue qui est-ce qui :

Quisait le hongrois ?
Qui est-ce quisait le hongrois ?
Quicontinue le français l’an prochain ?
Qui est-ce quicontinue le français l’an prochain ?

La forme longue qui est-ce qui est légèrement plus fréquente dans la langue courante, la forme brève peut s’uti­li­ser dans toutes les situations. Si qui est développé par un com­plé­ment, on ne peut uti­li­ser que la forme brève :

Qui d’entre vous sait l’allemand ?
Qui parmi eux a déjà le permis ?
[et non pas : *qui est-ce qui de vous / *qui est-ce qui parmi eux]

4. Qui attribut du sujet

Le pronom qui est en fonction d’attribut du sujet dans la question qui est X ? Si le sujet est un autre mot qu’un pronom de 3e personne (il/elle/ils/elles), on n’uti­li­se qu’une seule forme : qui + être + sujet. Le pronom qui peut renvoyer à un singulier ou à pluriel :

Qui est cette personne à droite sur la photo ?
Qui sont ceux-là ?
Qui est cette femme ? Qui sont ces femmes ?
Qui est le directeur de l’institut ?
Qui est le volontaire ? Qui sont les volontaires ?

Si le sujet est un pronom de 1e ou 2e personne, on le relie au verbe par un trait d’union :

Qui êtes-vous ?
Qui suis-je ? (voir p. 533 §3)

Dans la langue familière, on peut uti­li­ser la dislocation :

C’est qui, cette femme ?
C’est qui, les volontaires ?

Si le sujet est un pronom de 3e personne (kuka hän on?), la formation de cette question est complexe, elle est examinée en détail p. 550.

Remarque : contrairement au finnois (keitä), le pronom qui est invariable. Dans qui sont ces femmes ? le pluriel vient du fait que le sujet est ces femmes, le pronom qui est l’attribut. C’est la mê­me chose en finnois : keitä nämä naiset ovat?