Vous êtes ici » La phrase » Interrogation, négation, exclamation » L’interrogation directe
540. Quoi com­plé­ment d’objet in­di­rect et cir­cons­tan­ciel

Après pré­po­si­tion, le pronom interrogatif peut être en fonction de com­plé­ment d’objet in­di­rect ou de com­plé­ment cir­cons­tan­ciel. La forme du pronom à référent non humain est dans ce cas toujours quoi, c’est-à-dire la forme disjointe (parfois appelée « tonique ») de que. Plusieurs cons­truc­tions sont possibles, selon le niveau de langue.

1. Langue écrite

– pré­po­si­tion + quoi avec inversion du verbe. Si le sujet est un pronom conjoint (je, tu, il, elle, on, nous, vous, ils, elles), on place simplement le pronom derrière le verbe, avec un trait d’union et éventuellement un -t- intercalaire (après voyelle). Si le sujet est un autre mot qu’un des pronoms cités, il reste devant le verbe, et on ajoute il(s) ou elle(s) derrière le verbe ;

À quoi pensez-vous ?
Contre quoi devons-nous nous battre ?
De quoi auraient-ils besoin ?
Sur quoi la commission d’enquête fonde-t-elle ses conclusions ?

2. Langue courante

– pré­po­si­tion + quoi est-ce que :

À quoi est-ce vous pensez ?
Contre quoi est-ce que nous devons nous battre ?
De quoi est-ce qu’ils auraient besoin ?
Sur quoi est-ce que la commission d’enquête fonde ses conclusions ?

3. Langue parlée ou familière

– dans la langue parlée, on peut uti­li­ser l’ordre des mots normal, en mettant le groupe pré­po­si­tion + quoi] au début de la phrase ou (légèrement plus familier) en fin de phrase après le verbe :

À quoi tu penses / Tu penses à quoi ?
Contre quoi on doit se battre ? / On doit se battre contre quoi ?
De quoi ils auraient besoin ? / Ils auraient besoin de quoi ?
Sur quoi la commission d’enquête fonde ses conclusions / La commission d’enquête fonde ses conclusions sur quoi ?