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628. La concordance des temps dans une sub­or­don­née à l’in­di­ca­tif

1. Subordonnée à l’in­di­ca­tif

Dans le discours in­di­rect et dans l’interrogation in­di­recte, quand le verbe de la principale est au passé, le temps du verbe à l’in­di­ca­tif varie dans la sub­or­don­née selon le principe de base suivant :

La mê­me transformation s’applique aux auxiliaires des temps composés, par exem­ple :

Après une principale à un temps du passé, le verbe de la sub­or­don­née à l’in­di­ca­tif varie de la façon sui­van­te :

in­di­ca­tif présentin­di­ca­tif imparfait
in­di­ca­tif imparfaitin­di­ca­tif imparfait
in­di­ca­tif passé composé in­di­ca­tif plus-que-parfait
in­di­ca­tif plus-que-parfaitin­di­ca­tif plus-que-parfait
in­di­ca­tif futur simplein­di­ca­tif conditionnel présent
in­di­ca­tif futur antérieurin­di­ca­tif conditionnel passé

Remarque : comme le montre cette liste, quand le verbe de la sub­or­don­née est à l’imparfait ou au con­di­tion­nel, ceux-ci ne changent pas si la principale est au passé. Voir §2 ci-dessous.

628a. La concordance des temps à l’in­di­ca­tif
principale au
présent/futur/
conditionnel
verbe de la
sub­or­don­née
principale au
passé
verbe de la
sub­or­don­née
Il dit
Il dira
Il dirait
Qu’il dise
En disant
Pour dire
qu’il est absent.
qu’il sera absent.
qu’il a été absent.
qu’il va être absent.
qu’il aura terminé.
qu’il vient de terminer.
qu’il est parti.

Il disait
Il a dit
Il déclara
Il avait dit
Il eut dit
Il aurait dit
Il eût dit
qu’il dît
qu’il ait dit
qu’il eût dit
Il vient de dire
Disant
Ayant dit


qu’il était absent.
qu’il serait absent.
qu’il avait été absent.
qu’il allait être absent.
qu’il aurait terminé.
qu’il venait de terminer.
qu’il était parti.

Pas de modification : qu’il était absent.
qu’il avait acheté.
qu’il partirait.
qu’il aurait compris.
qu’il était absent.
qu’il avait acheté.
qu’il partirait.
qu’il aurait compris.
628b. La concordance des temps dans l’interrogative in­di­recte
principale au
présent/futur/
conditionnel
verbe de la
sub­or­don­née
principale au
passé
verbe de la
sub­or­don­née
Il se demande
Il demandera
Je ne sais pas
Qu’il essaye de savoir
Pour savoir

pourquoi elle proteste.
qui a téléphoné.
ce qui se passera.
pourquoi elle va partir.
quand il aura terminé.
ce qui vient de se passer.

Il ne savait pas
Elle s’est demandé
Elle demanda
Il avait demandé
Il aurait demandé
Il eût su
… qu’il demandât
… qu’il ait voulu savoir
Il vient de demander
N’ayant pas su


pourquoi elle protestait.
qui avait téléphoné.
ce qui se passerait.
pourquoi elle allait partir.
quand il aurait terminé.
ce qui venait de se passer.

Pas de modification : où elle habitait alors.
ce qui s’était passé.
où il irait.
où elle habitait alors.
ce qui s’était passé.
où il irait.

2. Valeur des temps en -ai-

Les temps dont la terminaison est en -ai- ne changent pas dans la concordance des temps : l’imparfait reste un imparfait, le plus-que-parfait, un plus-que-parfait, et le conditionnel, un conditionnel. Comparer :

Lucas a promis : « si on a de l’argent, on partira en Grèce ».
Lucas a promis que si on avait de l’argent on partirait en Grèce.
Lucas a dit : « si on avait de l’argent, on partirait en Grèce ».
Lucas a dit que si on avait de l’argent, on partirait en Grèce.
Lucas a dit : « si on avait eu de l’argent, on serait partis en Grèce ».
Lucas a dit que si on avait eu de l’argent, on serait partis en Grèce.

Si le verbe de la principale est au passé, un imparfait ou un conditionnel dans la sub­or­don­née peuvent donc avoir deux va­leurs :

628c. Valeur de l’imparfait et du conditionnel dans le discours in­di­rect
discours in­di­rect  = discours direct
Il a dit que c’était une bonne idée. Il a dit : « C’est une bonne idée ». Ou bien :
Il a dit : « C’était une bonne idée ».
Nous pensions qu’il serait content.Nous pensions : « Il sera content ». Ou bien :
Nous pensions : « Il serait content ».