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635. Interrogation totale, conjonction si

1. Une seule conjonction équi­va­lent à plusieurs types d’interrogation directe

L’interrogation totale est la forme d’interrogation qui implique une réponse par oui ou non (p. 531 §2). Dans l’interrogation totale directe, pour marquer l’interrogation, on uti­li­se (voir p. 532 et suivantes) :

  1. l’inversion du sujet
  2. est-ce que
  3. l’intonation

Dans l’interrogation totale in­di­recte, tous ces moyens de poser la question sont exprimés par une seule et mê­me conjonction, si à valeur interrogative (si s’élide devant le pronom il/ils)  :

Connaissez-vous bien la France ? → Je ne sais pas si vous connaissez bien la France. 
Y a-t-il du nouveau ? → Je me demande s’il y a du nouveau.
Antoine est-il à la maison ? → Est-ce que tu sais si Antoine est à la maison ?
Tu le leur as dit ? → Je me demande si tu le leur as dit.
Est-ce que c'est une bonne idée ? → Je me demandais si c’était une bonne idée. (voir faq p. 644)
Quelqu’un veut-il ajouter quelque chose ? → Le conférencier demande si quelqu’un veut ajouter quelque chose.

2. Si + futur ou conditionnel

Dans les conditionnelles, on ne peut normalement pas uti­li­ser le futur ou le conditionnel après si (voir p. 755 §2 et p. 756 §1, ainsi que p. 743) :

*Si ce serait plus clair, …
*Si j’aurais fait ça plus tôt, ... etc.,

Mais dans l’interrogative in­di­recte, on peut très bien uti­li­ser les formes en -r après si, parce que ce si est l’équivalent d’un mot interrogatif, et non pas une conjonction exprimant la condition :

Je ne sais pas s’il viendra.
Elle se demandait si elle aurait dû être moins directe.
Je me demande mê­me si ce serait plus simple par paiement par carte bancaire.