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Notes

Notes

[p. 67] C’est là que se voit le plus clairement l’origine de le (< lat. illum, « celui-là »).

[p. 114] L’exemple suivant est ainsi à la limite de la recevabilité : ? Ces fréquences [acoustiques] incluent le dialogue et la plupart de la voix humaine, le piano, la guitare et autres instruments.

[p. 116] Relevé sur un forum de discussion. La forme attendue serait des photos. Attraction probable (et croisée ?) des formes j’en ai pas, de photos et/ou c’est des drôles de photos.

[p. 128] Extrait de FINLEX: (Suomen ja Amerikan Yhdysvaltain välinen eläkesopimus - NOOTTIENVAIHTO 1. Amerikan Yhdysvaltain suurlähettiläs ulkoasiainministeri Ahti Karja­lai­sel­le) :

Kun Teiltä on vastaanotettu vastausnootti, joka sisältää tällaisen vakuutuksen, katsotaan tämän nootin ja vastausnootin muodostavan näiden kahden hallituksen välisen sopimuksen, joka sopimus tulee voimaan sinä päivänä jona vastausnootti on päivätty.

[p. 134] En France, on compte les classes de l’école à l’envers : dans l’enseignement secondaire (perus­kou­lun yläluokat et lukio), il y a sept classes (sixième, cinquième, quatrième, troisième, seconde, pre­miè­re, terminale). Ainsi en français lukion 1. = la seconde et lukion 2. = la première.

[p. 137] Il existe d’autres noms en -aine dérivés de noms de nombres, mais ils se sont spécialisés dans des emplois particuliers :

sizaine ou sixaine pentue (dans le scoutisme)
semaine (de sept)
neuvaine yhdeksänpäiväinen hartaudenharjoitus
onzaine yksitoistahaarainen kynttelikkö

[p. 162] Cette opposition à l’avenir / dans l’avenir a tendance à se lexicaliser (les deux formes se spé­cia­li­sent chacune dans un sens un peu différent). En effet, à l’avenir a fréquemment le sens de « dorénavant » (à partir de maintenant), et si on veut éviter cette nuance, on dit dans l’avenir, qui est uniquement temporel et exprime plus un véritable futur :

À l’avenir, vous aurez la possibilité de réserver par Internet. [peut signifier que c’est possible dès maintenant (ou seulement plus tard)]
Dans l’avenir, vous aurez la possibilité de réserver par Internet. [signifie de façon univoque qu’il faudra attendre l’avenir pour voir la chose se réaliser.]

[p. 176] De nombreux usagers de la langue écrivent avec un trait d’union des locutions adverbiales qui de­vraient s’écrire en plusieurs mots séparés, et on peut dire qu’il règne un certain flottement à ce sujet. L’ap­pre­nant de FLE a donc intérêt à vérifier dans un dictionnaire certaines formes rencontrées par exemple sur Internet.

[p. 201 n. 1] La grammaire finlandaise ISK (§439) préconise d’utiliser pour ces com­plé­ments le terme de täydennys (traduction calque de com­plé­ment) au lieu du traditionnel määrite. On trouvera au mê­me point les termes de aktantti, valenssi.

[p. 201 n. 2] Valence : « nombre de liaisons chimiques qu’un atome ou un ion engage avec d’autres atomes ou ions dans une combinaison » (définition du Petit Robert 2009, sv.).

[p. 203 n. 1] com­plé­ment valenciel : on pourrait donc aussi utiliser et il faudrait certainement préférer les ter­mes de com­plé­ment valenciel direct (construit sans pré­po­si­tion), abrégé CVD, et com­plé­ment valenciel pré­po­si­tionnel (abrégé CVP). Comme les termes de com­plé­ment d’objet direct et com­plé­ment d’objet in­di­rect et les abréviations correspondantes (COD et COI) sont bien implantés et très couramment utilisées dans les manuels de grammaire, on a choisi de les conserver et de n’utiliser qu’occasionnellement les abré­viations CVD et CVP que dans le présent chapitre.

[p. 203 n. 2] La grammaire ISK con­si­dère que l’accusatif traditionnel hän ostaa talon doit être défini comme un génitif, l’accusatif étant uni­que­ment le cas en -t qui existe dans certains pronoms, VISK §1221 et §1222).

[p. 208 n. 1] Dans les grammaires scolaires ou grand public, on appelle couramment le com­plé­ment valenciel « com­plé­ment essentiel ». Ce terme a l’inconvénient de laisser penser que le com­plé­ment est toujours obligatoirement exprimé, ce qui n’est pas le cas. C’est pourquoi on préfère ici le terme de com­plé­ment valenciel. Rien ne s’oppose à ce qu’on utilise le terme de com­plé­ment essentiel, si on garde en mémoire qu’es­sen­tiel signifie « qui fait essentiellement (par essence olennaisesti) partie de la structure lexico-syn­ta­xi­que du verbe », et non pas « qui doit nécessairement être exprimé » (voir aussi VISK §447).

[p. 208 n. 2] En finnois, on peut dif­fi­ci­le­ment dire Ostin taulun yksityishenkilöltä Pariisista (il y aurait deux origines : le particulier et Paris). Mais il est éga­le­ment difficile de dire Ostin taulun yksityishenkilöltä Pariisissa, car ostaa commande de façon presque « impérieuse » un élatif (ostaa jstak). Le français ne connait pas les mê­mes contraintes : à peut introduire librement après le mê­me verbe à la fois un com­plé­ment d’objet in­di­rect (valenciel) et un com­plé­ment cir­cons­tan­ciel.

[p. 210] Le fait de changer la place du com­plé­ment cir­cons­tan­ciel ne se fait pas selon l’humeur du locuteur : la position du com­plé­ment cir­cons­tan­ciel influe le sens de la phrase, en français comme en finnois. Comparer : je vais à la poste demain vs demain, je vais à la poste. La première phrase répond à la question « qu’est-ce que tu fais demain ? », la deuxième répond à la question « quand est-ce que tu vas à la poste ? » ; voir le détail et des exemples p. 511 §2.

[p. 217] Pour en savoir plus en ligne, voir l’article Saillance dans Sémanticlopédie.

[p. 219] Des mots comme y et en entrent dans la catégorie des pronoms personnels parce qu’ils présentent des similitudes de comportement avec il, la, lui, et on les y a classés traditionnellement sans doute aussi en grande partie parce que il figure toujours en 3e position aux côtés de je et tu dans les tableaux de conjugaison.

[p. 220] Le terme d’« atone » n’est pas très bien choisi, d’abord parce qu’en français il n’y a pas véritablement de tons (au sens prosodique du terme). D’autre part, dans certains con­tex­tes, on peut très bien accentuer une forme réputée atone comme te  : il TE cherche (c’est-à-dire « ce n’est pas moi qu’il cherche »).

[p. 225] Dans certaines gram­mai­res, on appelle la forme simple celui « pronom déterminatif », ce qui ne veut strictement rien dire.

[p. 260 n. 1] La plupart des exem­ples ont été trouvés en quelques minutes sur Internet, avec plus de 50 occurrences pour c’en est une belle, plus de 100 occurrences pour c’en est aussi une, et plus de 400 pour ce n’en sont pas. Même avec l’accord au pluriel (c’en sont), c’est donc loin d’être une forme marginale de la pronominalisation et le fait qu’elle soit totalement absente des manuels finlandais est d’autant plus regrettable qu’elle assez difficile à manœuvrer, puisque dans un tel cas, le finnois n’uti­li­se strictement aucun pronom et se contente éventuellement de répéter l’adjectif, si le GN en comporte un. -->

[p. 260 n. 2] Réponse facétieuse d’un internaute sur un forum de discussion à une personne qui recherchait des photographies de pan­thè­res.

[p. 260] Le groupe au garage est un com­plé­ment d’objet in­di­rect (com­plé­ment valenciel, p. 201 §4) du verbe être quelque part, et non pas un com­plé­ment cir­cons­tan­ciel.

[p. 268] C’est là qu’on voit l’intérêt de dis­tin­guer le CVP/COI (com­plé­ment valenciel) qui fait partie de la structure lexico-syntaxique du verbe (p. 201 §4) – on rentre toujours de quelque part – et le com­plé­ment cir­cons­tan­ciel, qui n’est pas un élément du groupe verbal. En (et y dans la plus grande partie des cas) ne peuvent remplacer que des com­plé­ments valenciels. En finnois, cette distinction n’apparait pas, parce que les adver­bes de lieu siellä, sinne, etc., sont à la fois des pronoms COI et des CC (mais sémantiquement, la mê­me dif­fé­rence existe).

[p. 276] Il en va de mê­me, à un certain degré, pour ça/cela en position de sujet. En ce qui concerne ça en position de sujet, on peut certes se demander s’il mérite le statut de pronom conjoint au mê­me titre que la forme il devant il vient, surtout s’il est à la forme pleine cela. Ce qui est certain, c’est que dans bien des emplois, la valeur proprement déictique de ça sujet de verbe est vraiment très faible, et que, inversement, tout pronom anaphorique conserve toujours une certaine valeur déictique (voir p. 216 §3). On a choisi ici de présenter ça comme forme conjointe du P3 à antécédent non GN non pas pour trancher définitivement le problème de la sémantique de ça, mais essentiellement parce que cela présente un intérêt méthodologique dans l’enseignement du système du P3 à antécédent non GN aux apprenants finnophones.

[p. 278] La phrase Elles lui arrivent souvent, les crises d’asthme ? est cependant douteuse, à cause du double sens du verbe arriver (« se produire », mais aussi « être à destination, terminer son voyage »).

[p. 286] Les grammaires mentionnent généralement les formes en et y parmi les pronoms de 3e personne et, tout en précisant qu’il s’agit de pronoms neutres, mettent implicitement sur le mê­me pied en substitut de GN et en à antécédent non GN. Certaines grammaires soulignent la nature adverbiale originelle de en et y, mais oublient d’ajouter à la série la forme là-dessus, qui est d’un fonc­tion­nement parfaitement analogue (pronom de 3e personne à antécédent non GN), mê­me si elle est plus longue. Le pronom y substitut de CC à antécédent GN a encore conservé cette valeur (p. 268 §3), mais dans le cas d’un antécédent non GN, la valeur spatiale ou adverbiale a disparu et les « adverbes » en, y et là-dessus sont devenus de véritables pronoms.

[p. 288] Uti­li­sation abusive [relevée sur le site d’un ministère canadien] d’une in­fi­ni­tive après le verbe démontrer, qui n’admet pas cet emploi (p. 674 §1). La forme correcte est démontrer qu’elle est incapable.

[p. 316] Quand dans une phrase impérative il y a des pronoms de 1e et 2e personne, l’ordre des mots est exactement l’inverse de l’ordre des mots normal : (Tu) 1nous 2le 3rends → 3rends-2le-1nous.

[p. 341] Le verbe grêler existe aussi comme verbe transitif (« couvrir de taches ») (täplittää).

[p. 362] On a ainsi lu un jour le graffiti suivant : Va te faire voir ! en-dessous duquel un orthographiste amateur avait corrigé C’est « Vas te faire voir,! », tu connais pas l’orthographe ! Outre le fait que c’est le donneur de leçons qui avait tort, il est remarquable que cette leçon de mauvaise orthographe se déroulait sur le mur d’un W.-C. finlandais (elle était vrai­sem­bla­ble­ment le fait de deux étudiants Erasmus).

[p. 376] L’e ajouté après g joue le mê­me rôle que la cédille sous le c. Avant l’introduction de la cédille, on uti­li­sait le mê­me procédé pour le c : la lettre e servait à indiquer que c se lisait [s] devant a o u, douce vs douceâtre. La cédille a rendu inutile cette graphie avec ce (la forme douceâtre, seule survivante de ce type de graphie, a enfin été modernisée en douçâtre par la réforme de 1990). La cédille est à l’origine un petit s qu’on avait placé sous le c pour indiquer qu’il devait se lire comme un s, exactement comme le signe ˚ placé sur le å suédois, qui indique que cet a se lit comme o. Si on n’uti­li­sait pas la cédille, il faudrait écrire « commensons » au lieu de commençons. C’est ainsi que procède l’espagnol : zurzo avec z, mais zurcimos avec c.

[p. 392 n. 1] Le verbe conclure semble presque « trop » facile à conjuguer : mê­me les francophones ont parfois tendance à en compliquer le paradigme et à en faire un verbe en -s-, sans doute sous l’influence de conclusion. On a ainsi trouvé sur Google (octobre 2011) plus de 100 occurrences de *conclusant (pour concluant) et plus de 350 de *conclusent (pour concluent).

[p. 392 n. 2] Dans le futur (et le conditionnel) des verbes courir et mourir, le double r du futur/conditionnel dans la graphie correspond à un véritable r géminé dans la prononciation (voir Phonétique p. 39 §2).

[p. 393] Verbe très familier, vulgaire dans certains contextes et, pour cette raison, caché pudiquement par les manuels de conjugaison. Il s’agit pourtant d’un des verbes les plus fréquents dans la langue parlée, car il sert de verbe de remplacement à faire, mettre, poser, donner, etc. et, avec la particule en, forme le verbe s’en foutre (olla välittämättä). uti­li­sé couramment au subjonctif, par exem­ple dans l’expression : qu’est-ce tu veux que ça me foute ! (en välitä pätkää­kään).

[p. 396, n. 1] Dans les verbes composés de quérir, le double r du futur dans la graphie correspond à un véritable r géminé dans la pronon­cia­tion : ils acquerront [ilzakɛʁʁɔ̃] (voir Phonétique p. 39 §2).

[p. 396, n. 2] Les formes puis sont facultatives et uti­li­sées dans la langue écrite essentiellement, mais elles sont obligatoires en cas d’inversion : puis-je vous déranger un instant ? (*peux-je est agrammatical). En pratique, cette forme est obligatoire seulement avec sujet je, la forme puis-tu est inusitée. L’ancien participe puissant s’est spécialisé dans le sens de « ayant de la force, du pouvoir », et a été remplacé par le participe pouvant. Éviter de confondre les deux, et ne pas uti­li­ser puissant comme participe. Voir aussi Phonétique p. 39 §2 et paitre p. 387 §2a.

[p. 396, n. 3] Si on uti­li­sait le radical vainqu- à toutes les formes, on obtiendrait des graphèmes non conformes à l’usage du français : in­fi­ni­tif *vainqure, présent *vainqus, *vainqut, participe passé *vainquu. C’est pourquoi on uti­li­se les formes avec c, vaincre, vaincs, vainc, vaincu. Inversement, l’uti­li­sation systématique du radical vainc- entrainerait une lecture défectueuse devant e et i : ils *vaincent [vɛ̃s], il *vaincit [vɛ̃si]. C’est pourquoi on uti­li­se les formes en qu : vainquent, vainquis, etc.

[p. 400] On a relevé dans un travail d’étudiant : Le manuel Voilà! s’uti­li­se couramment dans les lycées en Finlande. Cette phrase laisse à penser que l’uti­li­sation du manuel en question est en quelque sorte prescrite par une instance administrative ou par l’usage et que tout le monde suit cette instruction ou cette habitude. Il serait plus neutre de dire Le manuel Voilà! est uti­li­sé couramment dans les lycées en Finlande, qui décrit simplement un état de fait (les deux phrases françaises se traduisent de la mê­me manière en finnois : Voilà!-oppikirjaa käytetään yleisesti lukioissa Suomessa).

[p. 401] Parfois l’évolution du sens d’un verbe non réfléchi au verbe réfléchi est relativement facile à comprendre : dépêcher qqch/qqn = lähettää kiireesti jk /jku jhk, d’où : se dépêcher lähettää itsensä kiireesti jhk kiirehtiä. Dans d’autres cas, le rapport est devenu tout à fait obscur.

[p. 412 n. 1] Voir Blanche-Benveniste ALPF (Blanche-Benveniste C., 2000. Approches de la langue parlée en français. Gap, Ophrys), p. 52.

[p. 412 n. 2] Voir Blanche-Benveniste ALPF (Blanche-Benveniste C., 2000. Approches de la langue parlée en français. Gap, Ophrys), p. 53.

[p. 452] Cette valeur purement auxiliaire de la cons­truc­tion [se faire + in­fi­ni­tif] semble échapper aux francophones eux-mê­mes, toujours prêts à prendre les expressions au pied de la lettre. Dans les dialogues d’une série télévisée policière (PJ Saint-Martin), un des policiers déclare à un moment à l’adresse d’un autre : « Je vais recueillir la déposition de la dame qui s’est fait violer ». Quelques instants plus tard, en aparté, son supérieur lui fait remarquer qu’il faut dire « elle a été violée » et non elle s’est fait violer, car cette formulation laisserait entendre qu’elle l’a fait exprès. Autrement dit, dans l’esprit du policier puriste, se faire est interprété comme un factitif (la victime aurait ainsi commandité le crime sur elle-mê­me). Pourtant, on uti­li­se couramment cette cons­truc­tion à propos de délits ou accidents divers : je me suis fait voler mon sac, il s’est fait écraser par une moto, etc. sans que le locuteur implique une participation volontaire de la victime. Pour des raisons extralinguistiques, le crime en question donne cependant lieu à un besoin de clarification et il est probable que dans le dialogue en question la tournure la dame qui s’est fait agresser serait passé inaperçue.

[p. 426] L’emploi du futur historique n’est donc pas aussi redondant que veulent le faire croire certains puristes, qui en critiquent l’emploi. Il reste que l’abus du futur historique dans un long traité d’histoire peut être lassant, parce que, répété de façon mécanique, il perd sa valeur d’aparté et finit par sembler artificiel.

[p. 435] Le mot diable a une connotation nettement moins forte que son équi­va­lent perkele en finnois. Ainsi l’exclamation Diable ! est assez littéraire et vieillie ; elle équivaut au finnois Hyvänen aika! Dans la langue moderne, on l’uti­li­se par plaisanterie (pour imiter la langue littéraire). De mê­me qu’il aille au diable ! peut presque être considéré comme une expression littéraire (de style soutenu), et elle quasiment inemployée dans la langue familière courante.

[p. 469] Cet emploi du subordonnant devant l’in­fi­ni­tif com­plé­ment d’un comparatif ne constitue pas un cas particulier d’emploi du subordonnant. Le principe général de base est qu’en français l’in­fi­ni­tif est précédé d’un subordonnant, l’absence de celui-ci étant, par rapport au système d’ensemble, une exception. Que l’in­fi­ni­tif com­plé­ment d’un comparatif soit précédé d’un subordonnant n’a donc rien d’extraordinaire, au contraire, il s’agit d’une simple illustration de la règle de base. On a cependant consacré un paragraphe séparé à cet emploi, parce que les grammaires mentionnent souvent ce cas (avec de analysé comme pré­po­si­tion, il est vrai).

[p. 503] Pour plus de détails sur la notion de phrase, voir par exemple GMF p. 201 et suivantes.

[p. 510] Variantes possible de semble-t-il :

il me semble, me semble-t-il, il nous semble, nous semble-t-il
à ce qu’il semble, à ce qu’il me semble, à ce qu’il nous semble, ce me semble [ce dernier est légèrement archaïsant, voir p. 234 §3]

L’expression semble-t-il est parfois uti­li­sée dans la langue courante comme une adverbe, sans virgule l’isolant comme une incise : Ces auteurs ne sont semble-t-il pas très lus dans ce pays. Dans la norme de l’écrit, on l’uti­li­se cependant toujours séparée par des virgules.

[p. 511] En al­le­mand, l’ordre des mots dans les sub­or­don­nées obéit à des règles particulières) ou que, par exem­ple, ce­lui du hon­grois, langue pourtant apparentée au finnois. En hongrois, en principe le propos précède tou­jours immédiatement le verbe.

[p. 582 n. 1] Les seuls qui n’ont jamais d’hésitations et n’éprouvent pas d’insécurité linguistique sont les pu­ris­tes, qui sont persuadés qu’il n’y a qu’une seule manière correcte de dire les choses (celles qu’ils ont apprise avec beaucoup de peine) et qui veulent que tous les autres appliquent aussi. Pour le linguiste, la variété est la règle et la norme est plus difficile à définir. Voir à ce propos les remarques lumineuses d’André Goosse dans Le bon usage (2007) §14b. Le niveau de « culture linguistique » joue aussi un rôle : un amateur éclairé qui connait bien les dif­fé­ren­tes strates temporelles de la langue peut ainsi juger par­faitement recevable tel énoncé que l’usager habituel (ou le puriste) juge fautif ou ne comprend mê­me pas.

[p. 585] Cette règle met fin à l’anarchie qui régnait dans ce domaine et clôt le débat sur l’interprétation lexicale du mot composé : on aurait prétendument dû écrire un sèche-cheveux avec un x au singulier parce qu’avec cet appareil on sèche nécessairement toujours plusieurs cheveux en mê­me temps ; de mê­me, on devrait écrire un presse-citrons, parce qu’on ne presse pas qu’un seul citron lors du cycle de vie de cet ustensile. Outre que ces supputations arithmétiques sont sujettes à bien des interprétations, on était loin d’en respecter le principe : on écrivait au singulier un cure-ongles avec s et, contre toute logique, un cure-dent sans s. Le principe de simplification adopté par la réforme de 1990 part d’une idée qui semble pourtant évidente mais qui est parfois difficile à comprendre par certains, à savoir que le mot n’est pas une représentation du réel, mais l’expression phonique et graphique, arbitraire, d’un concept.

[p. 589] La distinction entre « Niveau morphosyntaxique ou syntagmatique » et « Niveau de la phrase » n’est pas très rigoureuse. Elle a essentiellement pour objet de permettre un classement sommaire des données.

[p. 607 n. 1] La distinction entre relatives spécifiantes et non spécifiantes a été critiquée par divers linguistes, mais on la conserve ici pour des raisons de commodité, car elle permet d’uti­li­ser une terminologie pratique pour décrire un certain nombre de cas particuliers du point de vue de l’apprenant FLE fin­no­pho­ne (choix entre lequel et qui, cataphore, etc.).

[p. 607 n. 2] On rencontre aussi le terme de relative déterminative.

[p. 640] Voir par exemple Nouvelle grammaire du Français (2008), Hachette, p. 226.

[p. 641] C’est le terme uti­li­sé par Le bon usage 2007, §1161.

[p. 756] On trouve dans certaines grammaires des exem­ples de subjonctif avec l’éventuel, mais ils sem­blent à la limite de la grammaticalité (? Si tu vas à Paris et que tu aies un peu de temps, passe voir mon amie Claire, Grammaire expliquée du français, p. 321).