Guide de grammaire française
pour étudiants finnophones

  Index alphabétique

Pluriel et féminin
des noms et
des adjectifs

Modifications dans la graphie
et dans la phonie

Formation du pluriel : noms et adjectifs invariables à l’oral

Pluriel différent du singulier à l’écrit et à l’oral

Exceptions d’exceptions

Pluriel des noms composés

Pluriel des noms d’emprunt

Formation du féminin : noms et adjectifs invariables à l’oral

Féminin différent du masculin à l’écrit et à l’oral

Modification de la consonne finale ou du radical au féminin

L’adjectif masculin antéposé devant voyelle

Modifications dans la graphie et la phonie

Cette page est consacrée aux mo­di­fi­ca­tions de la for­me des noms et des adjectifs au pluriel et au fé­mi­nin. Le genre des noms est pré­sen­té séparément.

Les noms et les adjectifs peu­vent avoir un gen­re grammatical (mas­cu­lin ou fé­mi­nin) et porter une mar­que de nombre. Leur for­me écrite et leur for­me orale peu­vent donc va­rier, selon des règles parfois irrégulières et imprévisibles pour les ap­pre­nants de fran­çais lan­gue étran­gè­re.

Dans la plupart des cas, le pluriel de noms et celui des adjectifs se for­ment de la mê­me ma­niè­re. C’est éga­le­ment le cas du fé­mi­nin des noms et des adjectifs, mê­me s’il y a un peu plus de variation.

Il est facile aujourd’hui de vérifier en quel­ques secondes sur Internet la for­me écrite du pluriel, du singulier, du fé­mi­nin ou du mas­cu­lin d’un nom ou d’un ad­jec­tif. Mais il est tou­jours utile et né­ces­sai­re de connaitre les prin­ci­pa­les règles et ir­ré­gu­la­ri­tés de la for­ma­tion du pluriel ou du fé­mi­nin, car dans d’assez nom­breux cas, les for­mes sont aus­si dif­fé­ren­tes oralement : sou­vent on entend le pluriel ou le fé­mi­nin dans la pro­non­cia­tion. Les règles sont pré­sen­tées ci-dessous en fonction des chan­ge­ments pho­né­tiques, car ceux-ci posent sou­vent des pro­blè­mes aux ap­pre­nants fin­no­pho­nes (voir Guide de pro­non­cia­tion).

Résumé de la forma­tion du pluriel des noms et adjectifs
Les exceptions ponctuelles ne sont pas mentionnées.
type de nom/adjectifmar­que de pl.modifica­tion à l’oral
cas général s
noms œuf, bœuf, ossconsonne finale non pro­non­cée, voyelle fermée
sept noms en ‑ou x
noms/adjectifs terminés par -s, -x, -z
noms propres
noms/adj. en -eau, -au, -eu x
noms/adjectifs en -al aux /o/
noms/adjectifs en -al (exceptions minoritaires) s -
noms en -ail s
noms en -ail (exceptions minoritaires) aux /o/
Pluriels irréguliers variable variable
Résumé de la forma­tion du fé­mi­nin des noms et adjectifs
Les exceptions ponctuelles ne sont pas mentionnées.
Terminaison au mas­cu­linPrononciationTerminaison au fé­mi­ninModifica­tion à l’oral
-é, -i, -u, -l /e/ /i/ /y/ /l/-ée, -ie, -ue, -lenon
-el/ɛl/-ellenon
-d, -t, -s --de, -te, -se (-sse)/d/ /t/ /z/ /s/
-an, -in /ɑ̃/ /ɛ̃/ -ane, -ine /an/ /in/
-en, -ien, -on, -ion /ɛ̃/ /jɛ̃/ /õ/ /jõ/-enne, -ienne, -onne, -ionne /ɛn/ /jɛn/ /ɔn/ /jɔn/
-er /e/-ère /ɛʁ/
-eur, -teur /œʁ/ /tœʁ/ -euse, -teuse /øz/ /tøz/
-teur /tœʁ/-trice /tʁis/
-e - -esse/ɛs/
-if /if/-ive /iv/

Remar­que : toutes les règles exposées ci-dessous concernent aus­si le par­ti­ci­pe passé, qui se com­por­te for­mellement comme un adjectif. Le par­ti­ci­pe présent est in­va­ria­ble, mais il s’ac­cor­de quand il est employé comme adjectif ou est devenu un adjectif (important, étonnant etc.).

Formation du pluriel : noms et adjectifs invariables à l’oral

Dans la majorité des cas, la mar­que de pluriel des noms et des adjectifs est un s, qui n’est pas pro­non­cé (sauf en cas de liaison). Pour cette raison, à l’oral, dans la plu­part des cas, on n’en­tend pas la mar­que de pluriel. Le nombre peut alors être indiqué par le dé­ter­mi­nant, mais cer­tains noms peu­vent s’employer sans dé­ter­mi­nant et, sou­vent, la for­me du dé­ter­mi­nant ou du nom ne per­met pas de distinguer le gen­re ou le nombre. Quand on pro­non­ce la phra­se Cet objet n’a pas de ca­rac­té­ris­tiques spé­ci­fi­ques mar­quées, rien n’in­di­que que les mots ca­rac­té­ris­ti­ques, spé­ci­fi­ques ou mar­quées sont au fé­mi­nin ou au pluriel.

À l’oral, une très grande par­tie des noms et adjectifs sont invariables : ils se pro­non­cent exac­te­ment de la mê­me ma­niè­re qu’au singulier. Une par­tie de ces noms sont in­va­ria­bles à l’écrit éga­le­ment (ils ne prennent pas de mar­que de pluriel), et le reste des noms for­ment le pluriel par l’ajout d’un ‑s, ou, dans cer­tains cas, d’un ‑x, qui ne sont pas pro­non­cés. Tous les noms dans la liste ci-dessous sont invariables à l’oral (sauf œuf, bœuf, os).

1. Les noms et adjectifs terminés par ‑s, ‑x, ‑z ne prennent pas de mar­que de pluriel, au­tre­ment dit la for­me du pluriel est la mê­me que celle du singulier. Ces mots sont donc invariables à l’oral et à l’écrit :

le fils → les fils, le prix → les prix, le bois → les bois, un gaz → des gaz, le nez → les nez, un gars sérieux → des gars sérieux, un tas épais → des tas épais, un gros nez → de gros nez

2. Contrairement au finnois, en fran­çais les noms propres ne prennent pas de mar­que de pluriel et sont aus­si invariables à l’oral et à l’écrit :

les Martin, les Bach Bachin säveltäjäsuku, les deux Corée, les deux Allemagne

Remar­que : les usagers de la langue oublient sou­vent cet­te règle contraire à la lo­gi­que gé­né­rale de la formation du pluriel, et on trouve par exemple de nom­breu­ses oc­cur­ren­ces de Les deux Corées sur Internet (mê­me dans la presse).

3. Le pluriel régulier des noms et adjectifs est mar­qué à l’écrit par un s qu’on ajoute à la fin du nom. À l’oral, cette mar­que ne s’entend pas (sauf en cas de liaison) :

un chien → des chiens, un nymphéa → des nymphéas, une orange → des oranges, un bruit → des bruits, un maximum → des maximums, un trou → des trous un grand sac → de grands sacs, une valise brune → des valises brunes, une fille sérieuse → des filles sérieuses, un vrai gentleman → de vrais gentlemans

4. Les noms et adjectifs mas­cu­lins terminés par ‑eau, ‑au, ‑eu prennent un x au pluriel, qui n’est pas pro­non­cé à l’oral. Il y a seu­le­ment deux exceptions :

un beau château → de beaux châteaux, un cheveu → des cheveux, un tuyau → des tuyaux, une eau → des eaux, le milieu → les milieux, un nouveau livre → de nou­veaux livres, une peau douce → des peaux douces. Exceptions : un pneu → des pneus, bleu sininen / un bleu mustelma → des sacs bleus / de gros bleus

Ceci concerne aus­si les for­mes des adjectifs beau et nouveau, qui deviennent beaux et nouveaux. Au pluriel, il n’y pas donc de modifica­tion du radical devant une voy­elle (voir ci-des­sous) :

un bel enfant → de beaux enfants, un nouvel employé → de nouveaux employés

5. Sept noms terminés par -ou for­ment leur pluriel avec un x (non pro­non­cé) . Ces sept pluriels ir­ré­guliers for­ment une sorte de comptine (loru)qui était un des grands clas­si­ques de l’en­sei­gne­ment de l’orthographe aux petits Français : bijou caillou chou genou hibou joujou pou :

bijou → bijoux, caillou → cailloux, chou → choux, genou → genoux, hibou → hi­boux, joujou → joujoux, pou → poux

Les autres mots en ‑ou ont un pluriel régulier en -s :

fou → fous, un clou → des clous, le cou → les cous, un matou → des matous, un trou → des trous, mou → mous, relou → relous, chelou → chelous etc.

Exceptions : trois mots ont une pro­non­cia­tion dif­fé­ren­te au pluriel. Dans les mots œuf, bœuf, os, la consonne finale ne se pro­non­ce pas au pluriel, et la voyelle devient fermée :

un œuf /ɛ̃nœf/ ~ des œufs /dezø/ ; un bœuf /ɛ̃bœf/ ~ des bœufs /debø/ ; un os /ɛ̃nɔs/ ~ des os /dezo/ [on entend aus­si la pro­non­cia­tion /dezos/, avec /o/ fermé et s pro­non­cé].

Pluriel dif­fé­rent du singulier à l’écrit et à l’oral

1. La majorité des noms et adjectifs terminés par -al for­ment leur pluriel en ‑aux, pro­non­cé /o/, et une minorité de noms et d’adjectifs terminés par -al ont un pluriel régulier en s :

Cas majoritaire  :
canal → canaux, hôpital → hôpitaux, journal → journaux, animal → animaux, métal → métaux, prin­ci­pa­l → principaux, spécial → spéciaux, fon­da­men­tal → fon­da­men­taux, automnal → autom­naux, banal (dans l’ancien sens de « com­mu­nal ») → banaux

Cas minoritaire  :
bal → bals, récital → récitals, cérémonial → cérémonials, fes­ti­val → festivals, carnaval → carnaval, régal → régals, étal → étals, banal (« ordinaire » tavallinen) → banals, bancal → bancals, fatal → fatals, natal → natals, nasal → nasals, naval→ navals, tonal → tonals, des chantiers navals (lai­van­ra­ken­nus)telakka ; idéal a un pluriel en idéaux ou (moins fré­quen­t) idéals

2. Dans le cas des noms en ‑ail, c’est l’inverse : la majorité des noms a un pluriel régulier en ‑s, et une minorité seu­le­ment (une dizaine) for­me le pluriel en -aux :

Cas majoritaire  :
éventails, chandails, détails, rails, attirails, etc.

Cas minoritaire : bail → baux, corail → coraux, émail → émaux, soupirail → sou­pi­raux, travail → travaux, ventail (ou vantail orthographe classique) → ventaux (van­taux), vitrail → vitraux

3. Certains mots ont une for­me de pluriel (orale et écrite) net­te­ment dif­fé­ren­te de celle du singulier :

un œil → des yeux; l’ail valkosipuli → des aulx (noter le l) ou des ails; un ciel → des cieux; monsieur /møsjø/ → messieurs /mesjø/, madame → mesdames /medam/, ma­de­moiselle → mesdemoiselles /medmwazɛl/

Exceptions d’exceptions

Pluriels en ‑als

En général, les adjectifs qui ont un pluriel en ‑als dérangent l’oreille, au point qu’on préfère parfois utiliser des synonymes ou à d’autres tournures pour éviter la finale -als :

final (loppu-) devient normalement finals, mais on utilise de plus en plus sou­vent la for­me finaux : des examens finaux  ; glacial (jää‑) a deux pluriels, glacials ou glaciaux, mais la for­me glacials est un peu plus fré­quen­te.

Autres adjectifs du mê­me type dont le pluriel est soit en -aux soit en -als : marial Neitsyt Marian, tribal heimo‑, tombal hauta‑, causal syy‑, pascal pääsiäis‑.

Ciel, œil et ail

Dans le vocabulaire de la peinture, on utilise le pluriel ciels : les ciels de Turner.

Yeux : il exis­te éga­le­ment un pluriel « régulier » en s dans les mots com­po­sés : des œils-de-bœuf.

Au singulier, ail dé­si­gne l’aliment, la matière (l’ail est bon pour la santé; ajouter de l’ail dans une sauce) ; le pluriel aulx dé­si­gne normalement des bulbes d’ail entiers (qui se di­vi­sent en gousses), mais il est très rarement usité.

Pluriel des noms com­po­sés

Les noms com­po­sés sont des noms for­més de deux éléments (ou plus) reliés par un trait d’union. Cette distinc­tion est purement gra­phi­que, car de nom­breux grou­pes no­mi­naux peu­vent être con­si­dé­rés comme des noms com­po­sés, et mal­gré ce­la ils ne s’écri­vent pas avec un trait d’union : un petit pois (pourtant on écrit petit-lait, petit-beurre), chemin de fer, trait d’union etc.

Remar­que  : comme dans le cas du pluriel des noms simples, il est facile aujourd’hui de vérifier en quel­ques secondes sur Internet la for­me du pluriel d’un nom com­posé, mais il peut être in­té­res­sant de connaitre les principes selon lesquels on for­me le pluriel, parce qu’ils dépendent de la na­tu­re grammaticale du mot (nom, adjectif, adverbe, verbe), ce qui peut être une information utile (en termes de lexique) pour l’ap­pre­nant de fran­çais lan­gue étran­gè­re.

Le tableau ci-dessous résume le système de forma­tion du pluriel des noms com­po­sés pré­sen­té sur cette page. Malgré la men­tion « oui », cer­tains éléments ne pren­nent pas de mar­que de pluriel (cas de noms invariables, voir ci-des­sus).

type de composantmar­que de pluriel sur élément 1mar­que de pluriel sur élément 2
nom + nomouioui
nom + adjectifouioui
adjectif + nomouioui
adjectif + adjectif oui oui
ver­be + nom oui
pré­po­si­tion + nom oui
préfixe + nom oui
ver­be + ver­be

Les règles correspondent aux règles simplifiées de la nouvelle orthographe (1990). Les ex­ceptions possibles sont mentionnées dans la liste des rectifications. On trou­ve en­co­re dans les textes de nom­breu­ses for­mes qui ne correspondent pas à ces règles et une cer­tai­ne an­ar­chie règne tou­jours dans le domaine de la formation du pluriel des noms com­po­sés. L’étudiant de FLE ne doit pas s’en étonner.

Noms com­po­sés de noms et/ou d’adjectifs

Quand le nom est com­po­sé de deux noms ou de deux adjectifs em­ploy­és no­mi­nalement, les deux éléments no­mi­naux prennent gé­né­ra­le­ment la mar­que du plu­riel quand ils sont con­si­dé­rés comme équivalant l’un à l’autre : porte-fenêtre signifie « une porte qui est une fe­nê­tre », au pluriel portes-fenêtres . Si le nom com­po­sé est for­mé d’un nom et d’un adjectif, tous deux s’ac­cor­dent au pluriel :

nom + nom : une voiture-école → des voitures-écoles
adjectif no­mi­nalisé + adjectif no­mi­nalisé : un sourd-muet → des sourds-muets
adjectif + nom : une grand-mère → des grands-mères
nom + adjectif : une aide-soignante → des aides-soignantes, un château-fort → des châteaux-forts

Mais si le deuxième élément indique par exemple une rela­tion pré­po­si­tionnelle, il reste in­va­ria­ble : timbre-poste signifie « timbre de/pour la poste », le mot poste reste invariable au pluriel timbres-poste, comme assurance-vie (« assurance sur la vie »), au pluriel des as­su­ran­ces-vie.

Noms com­po­sés de verbe + nom ou verbe

La nouvelle orthographe (règle 4.) a con­si­dé­rablement simplifié la situation : le ver­be reste tou­jours invariable, le nom est au singulier si le nom com­po­sé est au sin­gu­lier, et il prend la mar­que du pluriel uni­que­ment si le nom com­po­sé est au pluriel :

un porte-bagage → des porte-bagages ; un lance-pierre ritsa → des lance-pierres ; un chauffe-eau → des chauffe-eaux ; un casse-cou → des casse-cous ; un porte-parole → des porte-paroles ; un porte-bonheur → des porte-bonheurs ; un presse-citron → des presse-citrons ; un porte-avion → des porte-avions etc.

Les anciens noms com­po­sés qui s’écrivent dorénavant en un seul mot (règle A) prennent la mar­que du plu­riel normale avec s final uni­quement, ce qui élimine le pro­blè­me de la gra­phie du plu­riel :

des tirebouchons, des faireparts, des choufleurs, des por­temon­naies

Quand le nom com­po­sé est for­mé de deux for­mes verbales, les deux restent in­va­ria­bles :

un laissez-passer → des laissez-passer, un savoir-faire → des savoir-faire

Noms com­po­sés de préposition/préfixe + nom

La pré­po­si­tion ou le préfixe sont invariables, et le nom prend un s seu­le­ment au plu­riel :

auto-immunité → les auto-immunités, avant-guerre → des avant-guerres, ar­riè­re-garde → les arrière-gardes

Remar­que : le pluriel du mot avant-centre (keskushyökkääjä) est avants-centres, car il est com­po­sé de deux noms (dans la ter­mi­no­lo­gie du football, le nom un avant dé­si­gne un type de joueur, en finnois hyökkääjä).

Pluriel des noms d’emprunt

De nom­breux noms empruntés à d’autres langues ont deux pluriels, l’un est un « pluriel savant » qui reprend le pluriel de la langue d’ori­gine, l’autre un pluriel en s confor­me à la règle normale du fran­çais. Pour cette raison, cer­tains mots peu­vent avoir au pluriel deux for­mes dif­fé­ren­tes :

un lied → des lieder ou des lieds, un scotch → des scotches ou des scotchs, un gent­le­man → des gentlemen, un match → des matchs ou des matches, un box → des boxes, un maximum → des maximums ou des maxima, un tempo → des tempi ou des tempos, un codex → des codices ou des codex

Les rectifications orthogra­phi­ques de 1990 ont simplifié la situa­tion et stipulent que « les mots em­prun­tés à d’autres langues, y compris le latin, suivent la règle générale du sin­gu­lier et du pluriel des mots fran­çais » ; la règle vaut aus­si pour des noms qui étaient des pluriels dans la langue d’origine :

des lieds, des scotchs, des gentlemans, des matchs, des box, des maximums, des tempos, des codex, des erratas etc.

Forma­tion du fé­mi­nin
Noms et adjectifs invariables au fé­mi­nin à l’oral

À l’écrit, le fé­mi­nin se for­me gé­né­ra­le­ment en ajoutant un e après la dernière lettre du mot. Cet e n’est pas pro­non­cé, mais il correspond sou­vent à diverses trans­for­mations pho­né­ti­ques : la consonne finale non pro­non­cée au mas­cu­lin se pro­non­ce au fé­mi­nin, l’a­per­tu­re (väljyys) de la voy­elle finale peut changer, la voyelle peut se dénasaliser etc. Ces cas pro­vo­quent sou­vent des er­reurs chez les fin­no­pho­nes, qui ont ten­dan­ce à pro­non­cer de façon erronée la consonne au mas­cu­lin aus­si (court pro­non­cé */kuʁt/). casque-audio-avec-micro 11.10

Formes iden­ti­ques à l’écrit et à l’oral

Dans le plus simple des cas, il n’y a au­cu­ne dif­fé­ren­ce entre le fé­mi­nin et le mas­cu­lin du nom ou de l’adjectif : ils sont iden­ti­ques (on dit qu’ils sont « épi­cè­nes »), et s’écri­vent et se pro­non­cent de la mê­me ma­niè­re :

un/une journaliste, un élève/une élève, un collègue tranquille /une collègue tran­quil­le, un camarade sympathique /une camarade sympathique, un jeune médecin /une jeune médecin, un/une dentiste, un juge / une juge, un/une dentiste, un/une secrétaire, un chef énergique /une chef énergique (on utilise aus­si la for­me cheffe), un enfant sage /une enfant sage

Formes dif­fé­ren­tes à l’écrit mais pas à l’oral

1. Ajout d’un e sans chan­ge­ment phonétique. Quand le nom ou l’adjectif est ter­mi­né par une voy­elle, à l’écrit on for­me le fé­mi­nin en ajoutant sim­ple­ment un e, et la pro­non­cia­tion ne chan­ge pas. C’est éga­le­ment le cas lors­que le mot est terminé par un l ou un r (sauf la fi­nale ‑er) :

poli → polie, bleu → bleue, tordu → tordue, espagnol → espagnole, spécial → spé­cia­le, seul → seule, civil → civile, jauni → jaunie, un ami → une amie, un accusé → une accusée, un inconnu → une inconnue, revenu → revenue, admiré → admirée, banal → banale, vil → vile, noir → noire, dur → dure, un amiral → une amirale, un Occi­dental → une Occidentale, un Espagnol → une Espagnole, un Mongol → une Mon­gole.
Exceptions : (un) favori → (une) favorite, gentil /ʒɑ̃ti/ → gentille /ʒɑ̃tij/

2.  Les adjectifs terminés par ‑gu prennent un tréma sur l’u :

aigu → aigüe, exigu → exigüe, contigu → contigüe, ambigu → ambigüe

3.  Les noms et adjectifs en ‑eur font leur fé­mi­nin en ‑euse, mais dix noms et ad­jec­tifs en ‑eur (qui sont issus de com­pa­ra­tifs latins) ont un fé­mi­nin « régulier » en ‑e :

antérieur, postérieur, supérieur, inférieur, extérieur, intérieur, majeur, mineur, meilleur, ultérieur → antérieure, postérieure, supérieure etc.

4.  Dans les noms et adjectifs terminés par ‑el (et aus­si le mot nul) ou ‑eil, il y a re­dou­ble­ment du l au fé­mi­nin, mais la pro­noncia­tion ne change pas :

solennel → solennelle, éternel → éternelle, par­tiel → par­tielle, nul → nulle, pa­reil → pa­reil­le, un criminel → une criminelle, un colonel → une colonelle

5.  Le t final de cer­tains adjectifs se pro­non­ce au mas­cu­lin. Dans ce cas, l’ajout de la mar­que du fé­mi­nin e ne mo­di­fie pas la pro­non­cia­tion :

direct → directe, mat → mate, brut → brute. Mais net → nette (avec deux t au fé­mi­nin, pour garantir la lecture /ɛt/ du grou­pe ette)

6.  Le s final de cer­tains noms ou adjectifs se pro­non­ce au mas­cu­lin, et l’ajout de la mar­que du fé­mi­nin e entraine un redoublement du s (pour éviter qu’on lise s com­me /z/), mais ne mo­di­fie pas la pro­non­cia­tion, qui est iden­ti­que à celle du mas­cu­lin :

métis → métisse, exprès → expresse

Un / une enfant, aigue/aigüe

Le mot enfant est assez sou­vent utilisé au mas­cu­lin avec une valeur gé­né­ri­que : Julie n’est plus un enfant. Malgré cela, on peut dire indifféremment Cette fille est un enfant intelligent ou une enfant intelligente.

Aigue/aigüe. On ajoute un tréma sur l’u du fé­mi­nin des adjectifs terminés en ‑güe pour éviter la lecture du graphème gue comme /g/ comme dans vague, longue etc. Com­pa­rer la pro­non­cia­tion sans tréma et avec tréma: ligue /lig/ vs cigüe /sigy/, aigue /ɛg/ vs aigüe /ɛgy/. Le mot aigue (du latin aqua) s’utilise dans des com­po­sés comme aigue-marine ou Aigues-Mortes. Cf. aus­si aiguière vesikannu. Cette graphie avec tréma sur l’u est celle pré­co­ni­sée par les rectifications ortho­gra­phi­ques de 1990, mais on trouve en­co­re cou­ram­ment l’ancienne graphie avec tréma sur l’e : aiguë, ambiguë etc.

Féminin dif­fé­rent du mas­cu­lin à l’écrit et à l’oral

Prononcia­tion de la consonne finale

La consonne finale des noms et des adjectifs terminés par d, t s ne se pro­non­ce pas au mas­cu­lin (il y a des excep­tions). Au fé­mi­nin, on ajoute un e, qui ne s’entend pas, mais qui entraine la pro­non­cia­tion de la consonne finale qui était muette (non pro­non­cée) au mas­cu­lin.

Les fin­no­pho­nes doivent faire par­ti­cu­lièrement atten­tion aux mots terminés par d ou t, car cer­tains ont ten­dan­ce à pro­non­cer la consonne finale au mas­cu­lin. Mais si on pro­non­ce l’habit vert en disant /labivɛʁt/, on associe un nom mas­cu­lin avec un ad­jec­tif fé­mi­nin (l’habit *verte), ou bien si on pro­non­ce le mar­chand en disant /lɶmaʁʃɑ̃d/, on associe l’ar­ti­cle mas­cu­lin le avec le nom fé­mi­nin marchande. Ce ne sont donc pas seu­le­ment des er­reurs de pro­non­cia­tion, mais aus­si des fautes de grammaire, que les fran­co­pho­nes ne font ja­mais et qu’ils remar­quent im­mé­dia­te­ment chez un lo­cu­teur allophone.

1. Adjectifs en -d, -s, -t (sauf -et, voir ci-des­sous) :

grand → grande, petit → petite, lent → lente, niçois → niçoise, un client → une cliente, un rat →une rate, amusant → amusante, fatigant → fatigante, écrit → écrite, parfait → parfaite, laid → laide, adroit → adroite, chaud → chaude, fran­çais → fran­çai­se, confus → confuse, un Chinois → une Chinoise, divers → diverse, pervers → perverse (avec /s/ sourd), gris → grise (/z/), ras → rase (/z/), un mar­chand → une marchande, un campagnard → une campagnarde, un bour­geois → une bour­geoise (/z/), un Fin­lan­dais → une Finlandaise (/z/), un étudiant → une étudiante.
Exception : un chat → une chatte

2.  Certains adjectifs (ou noms) terminés par un -s non pro­non­cé au mas­cu­lin ont un fé­mi­nin en ‑sse, phonétiquement le fé­mi­nin se for­me donc par l’ajout d’un /s/ :

gros /gʁo / → gʁosse /gʁos /, gras /gʁa / → grasse /gʁas /, épais /epᴇ / → épaisse /epɛs /, las /la / → lasse /las /, bas /ba / → basse /bas /

3.  Les noms et adjectifs terminés par -eux for­ment leur fé­mi­nin en -euse, pho­né­ti­que­ment par l’ajout d’une consonne /z/ :

sérieux → sérieuse /seʁjø → seʁjøz/, heureux → heureuse /øʁø → øʁøz/, plu­vieux → pluvieuse, af­freux → affreuse, joyeux → joyeuse, un chanceux → une chanceuse, un malheureux → une malheureuse.
Exception : vieux → vieille

4. Trois adjectifs (ou noms) terminés par -ux ont un fé­mi­nin en ‑s sourd /s/, transcrit ‑ce ou ‑sse. Phonétiquement, le fé­mi­nin se fait donc par ajout d’un s sourd comme dans le cas 2. :

doux → douce /du → dus/, roux → rousse /ʁu → ʁus/, faux → fausse /fo → fos/

Prononcia­tion de la consonne finale
et modifica­tion d’aperture de la voyelle

5.  Terminaison ‑et. Pour for­mer le fé­mi­nin des noms et adjectifs en -et dont le t final n’est pas pro­noncé au mas­cu­lin, on ajoute un e à la fin et un accent grave sur l’e qui pré­cè­de le t. Dans un cer­tain nom­bre de mots, limités, on transcrit la voyelle /ɛ/ en re­dou­blant le t (lire La transcription de /ᴇ/). Il n’y a mal­heu­reu­se­ment pas de règle per­mettant de savoir si le fé­mi­nin est en -ète ou en -ette. Pho­né­ti­quement, le fé­mi­nin diffère du mas­cu­lin par le /t/ et par la voyelle net­te­ment ouverte /ɛ/ (au mas­culin on pro­non­ce /ᴇ/) :

inquiet → inquiète, secret → secrète, concret → concrète, replet → replète
Exceptions avec redoublement de tt : muet → muette, coquet → coquette, blet → blette, cadet → cadette etc.

6.  Terminaison ‑er. Les noms et adjectifs terminés par ‑er (pro­non­cé /e/) for­ment leur fé­mi­nin en ‑ère, au­tre­ment dit 1) on ajoute un e, 2) le /e/ fermé devient /ɛ/ ouvert et 3) le r, non pro­non­cé au mas­cu­lin, se pro­non­ce. Tous ces chan­ge­ments, qui sem­blent évi­dents aux fran­co­pho­nes, posent de nom­breu­ses dif­fi­cul­tés aux fin­no­pho­nes, qui ont ten­dan­ce à pro­non­cer le mas­cu­lin avec /ɛʁ/, ce qui revient à faire une faute de gram­mai­re (em­ploi d’un ar­ti­cle erroné) ; à l’oral, la suite /lɶpʁɶmjɛʁ pasaʒɛʁ/ est interprété comme *le première passagère (for­me correcte : le premier passager ou la première pas­sa­gè­re) , ou /lɶbuʃɛʁ/, interprété comme *le bouchère (for­me correcte : le boucher ou la bouchère):

étranger → étrangère, léger → légère, entier → entière, un cuisinier → une cuisinière dernier → dernière, meurtrier → meurtrière, les premiers passagers → les pre­miè­res passagères, financier → financière, un boulanger → une boulangère

Trois adjectifs (ou noms) en -er dont le r se pro­non­ce au mas­cu­lin for­ment éga­le­ment leur fé­mi­nin par l’ajout d’un simple e, et se pro­non­cent donc de la mê­me ma­niè­re au mas­cu­lin et au fé­mi­nin :

cher → chère, fier → fière, amer → amère

Prononcia­tion de la consonne finale
et dénasalisa­tion de la voyelle finale

Les mots terminés par une voyelle nasale for­ment leur fé­mi­nin par l’ajout d’un e, qui ne s’en­tend pas lui-mê­me, mais la voyelle finale se dénasalise (elle n’est pas nasale) et le n se pro­non­ce. Dans les mots terminés par an et in, on ajoute sim­ple­ment un e, dans les mots terminés par en/ien ou on/ion, on ajoute un e et on écrit un double n :

7.  Simple ajout d’un e :

brun → brune, vain → vaine, cer­tain → cer­tai­ne, un voisin → une voisine, fin → fine, persan → persane, limousin → limousine, catalan → catalane, afghan → afghane, un courtisan → une courtisane, un partisan → une partisane. Exceptions : un paysan → une paysanne (avec deux n), un copain → une copine (comme voisin/voisine, mais le mas­cu­lin s’écrit avec -ain)

8.  Avec redoublement du n :

bon → bonne, bourguignon → bourguignonne, européen → européenne, un ly­céen → une lycéenne, ancien → ancienne, mignon → mignonne, ca­nadien → ca­na­dien­ne, coréen → coréenne, ghanéen → ghanéenne, un lion → une lionne, un pa­tron → une patronne, un espion → une espionne, un phar­ma­cien → une phar­ma­cienne, un chien → une chienne

Remar­que : l’adjectif grognon (ärtyisä) a un fé­mi­nin grognonne, mais qui n’est pas usité ; on dit couramment elle est grognon.

Modifica­tion de la consonne finale ou du radical au fé­mi­nin

Modifica­tion de la consonne finale

1.  Le fé­mi­nin d’un cer­tain nombre de noms ou adjectifs se for­me par l’ajout d’une con­son­ne finale qui n’est pas pré­sen­te au mas­cu­lin, ou par la modifica­tion notable de la pro­non­cia­tion ou de la graphie de la consonne finale :

f → ve : neuf → neuve, naïf → naïve, né­ga­ti­f → né­ga­ti­ve, bref → brève, un sportif → une sportive, un actif → une active
c → che : blanc /blɑ̃/ → blanche /blɑ̃ʃ/, franc /fʁɑ̃/ → franche /fʁɑ̃ʃ/, sec /sɛk/ → sèche /sɛʃ/ (noter l’accent grave). Dans la mê­me série, avec s final : frais → fraiche
c → que : turc → turque, grec → grecque (remar­quer le c), public → publique, franc → franque

Remar­que : il exis­te deux mots franc homonymes et ils ont un fé­mi­nin dif­fé­rent : franc « re­hel­li­nen », fé­mi­nin franche, et franc « frankkilainen », fé­mi­nin franque.

2. Noms ou adjectifs en ‑eur : le suffixe devient ‑euse, sauf dans la série des noms ou ad­jec­tifs antérieur, supérieur etc. (voir ci-des­sus) :

ravageur → ravageuse, travailleur → travailleuse, joueur → joueuse, (un) menteur → (une) menteuse, un chanteur → une chanteuse, un joueur → une joueuse, un nageur → une nageuse, un danseur → une danseuse. Exception : vengeur → vengeresse

Les noms ou adjectifs avec un suffixe d’agent (tekijä) terminés en ‑teur font aus­si leur fé­mi­nin en ‑teuse si le t fait par­tie du radical du verbe :

menteur (radical ment-) → menteuse, chanteur (radical chant-) → chanteuse, por­teur (radical port-) → porteuse.
Exception : enchanteur (radical enchant-) → enchanteresse.

Remar­que : pour l’étudiant de fran­çais lan­gue étran­gè­re, il n’est pas tou­jours facile de savoir si le t de la ter­mi­nai­son d’un mot qu’il ne connait pas fait par­tie du radical ou non. Les noms ter­mi­nés en ‑teur peu­vent correspondre soit à un nom terminé par un suffixe d’agent en ‑teur (lire → lecteur, agir → acteur, etc.), dont le fé­mi­nin est ‑trice (lecteur/lectrice, acteur/actrice etc.), soit à un nom avec un radical en ‑t terminé par le suffixe -eur (chant-er → chant-eur), dont le fé­mi­nin est en ‑euse (chanteur/chan­teu­se). Une cer­tai­ne hésita­tion règne par­fois dans ce domaine chez les francophones eux-mê­mes, mais pour l’ap­pre­nant de fran­çais lan­gue étran­gè­re, la seule solu­­tion est de mémoriser chaque cas ou de vérifier dans un dictionnaire ou une autre ressource similaire.

Modifica­tion du radical

3. Noms d’agent et adjectifs en ‑teur : le suffixe d’agent ‑teur devient ‑trice si le ra­di­cal du verbe n’est pas terminé par t :

réform-er→ réformateur → réformatrice, conserv-er → conservateur → con­ser­va­tri­ce, observ-er → observateur → observatrice, ag-ir → acteur (radical ag) → actrice, li-re → lecteur (radical leg‑) → lectrice, collabor-er → collaborateur → collaboratrice etc.

4.  Noms et adjectifs terminés par ‑eau : le fé­mi­nin est en ‑elle. Certains des ad­jec­tifs en ‑eau peu­vent être antéposés et prendre une for­me dif­fé­ren­te au mas­cu­lin aus­si (voir ci-des­sous) :

beau → belle, nouveau → nouvelle, des jumeaux → des jumelles

5. Nom ou adjectifs terminés par ou : le fé­mi­nin est en ‑olle. Ces adjectifs peu­vent être an­té­po­sés et prendre une for­me dif­fé­ren­te au mas­cu­lin aus­si (voir ci-des­sous) :

fou → folle, mou → molle

6. Quelques noms terminés par -e, d’un nombre limité, for­ment leur fé­mi­nin en ‑esse :

un prince → une princesse, un Suisse → une Suissesse, un hôte → une hôtesse, un comte → une comtesse, un maitre → une maitresse, un âne → une ânesse, un tigre → une tigresse

7. Le fé­mi­nin de cer­tains noms se for­me sur un radical dif­fé­rent de celui du mas ­cu­lin :

un duc → une duchesse, un dieu → une déesse, un héros → une héroïne, un ser­vi­teur → une servante, un empereur → une impératrice, ambassadeur → am­bas­sa­dri­ce (plus fré­quem­ment aujourd’hui ambassadeure), un neveu → une nièce, un com­pa­gnon → une compagne

Voir les règles de féminisa­tion des noms de profession sur le site ATILF.

L’adjectif mas­cu­lin antéposé devant voyelle

Les adjectifs beau, nouveau, fou, mou et vieux changent de radical quand ils pré­cè­dent un nom commençant par une voyelle ou un h non disjonctif ; ils ont alors le mê­me radical que la for­me du fé­mi­nin :

DEVANT CONSONNEDEVANT VOYELLEFÉMININ
un beau garçonun bel hommeune belle femme
un nouveau calendrierun nouvel appartementune nouvelle route
un vieux pontun vieil amiune vieille chanson
un geste fouun fol espoirune joie folle
un matelas mouun mol oreillerune pêche molle

Cette transforma­tion se produit seu­le­ment au sin­gu­lier. Au pluriel, l’adjectif an­té­po­sé mas­cu­lin ne change pas de for­me devant voyelle ou h non disjonctif :

DEVANT CONSONNEDEVANT VOYELLEFÉMININ
de beaux garçonsde beaux hommesde belles femmes
de nouveaux calendriersde nouveaux appartementsde nouvelles routes
de vieux pontsde vieux amisde vieilles chansons
des gestes fous- de folles espérances
des matelas mous- de molles approbations

Les adjectifs fou et mou ne s’em­ploient pra­ti­que­ment jamais antéposés au pluriel (et as­sez rarement au singulier, sauf dans les tournures un fol espoir ou un mol oreiller données en exemple ci-dessus), mais au fé­mi­nin on trouve par exemple de folles es­pé­rances ou de molles approbations.

ISBN 978-951-39-8092-4. © Jyväskylän yliopisto 2020.
Page 5. Pluriel et fé­mi­nin des noms et adjectifs. Dernière mise à jour : 6.8.2021