Guide de grammaire française
pour étudiants finnophones

  Index alphabétique

Subordonnées
adverbiales
causales

Liste de conjonctions

Conjonctions courantes

Autres conjonctions causales

La locution causale
C’est que

Conjonctions demandant
le subjonctif

Constructions infinitives

Constructions clivées et pseudo-clivées avec parce que

Participiales, ponctuation, prépositions

Liste de con­jonc­tions

En fin­nois il y a net­te­ment moins de con­jonc­tions de subordination exprimant la cause qu’en fran­çais. Plusieurs critères peuvent aider à trouver la con­jonc­tion ap­pro­priée :

Le premier tableau ci-dessous présente une liste des con­jonc­tions causales en fran­çais et de leurs équi­va­lents en fin­nois. Le deuxième tableau résume les critères permettant de choisir à partir du fin­nois la con­jonc­tion fran­çaise adéquate selon les critères men­tionnés ci-dessus.

Les con­jonc­tions causales en fran­çais
parce que koska, siksi että, sen takia ettädu fait que johtuen siitä, että
com­me kun d’autant plus que varsinkin kun
puis­que kun, -han/hän d’autant que varsinkin kun
vu que kun (kerran) surtout que varsinkin kun
étant donné que kun (kerran) du moment que kun
attendu que kundès l’instant que kun
sous prétexte que / de sillä verukkeella että
Les con­jonc­tions causales fin­noises et leurs équi­va­lents en fran­çais
 Typeessentielleexplicative
Positionan­té­po­séepost­po­séean­té­po­séepost­po­sée
koskaparce quecom­me
étant donné que
parce que (car)
étant donné que
vu que
siksi, että- parce que-parce que
sen takia, että- parce queparce que
kun-étant donné que
puis­que
vu que
com­mepuis­que
kun kerranpuis­que-du moment quepuis­que, vu que 
varsinkin kun- - -d’autant plus que
surtout que
johtuen siitä, ettädu fait que, étant donné que
sillä verukkeella, ettäsous prétexte que / de
ei sen puoleen, ettäce n’est pas que
(non que)
- ce n’est pas que
(non que)
non que

Conjonctions cou­ran­tes

Parce que

La con­jonc­tion parce que est l’une des con­jonc­tions à sens causal les plus fré­quentes et elle présente cer­tai­nes ca­rac­té­ris­ti­ques par­ti­cu­lières parmi les au­tres con­jonc­tions causales. En général, parce que in­tro­duit une ad­ver­bia­le post­po­sée, qui peut être es­sen­tielle ou explicative. La dif­fé­ren­ce entre les deux est mar­quée par l’intona­tion ou la ponctuation. La con­jonc­­tion parce que est carac­té­ri­sée par le fait que c’est la seule qui réponde di­rec­te­ment à la ques­tion pourquoi ?

Nous avons pris un taxi parce que nous n’avions plus beau­coup de temps. Ils n’ont pas pu visiter le musée, parce qu’il était fermé pour travaux. Je ne ren­tre­rai pas avant cinq heures, parce que j’ai une réunion. Pourquoi tu n’aimes pas pren­dre l’avion ? – Parce que les aéroports sont si déprimants.

Dans le style familier, on peut uti­li­ser parce que com­me mot-phrase : Pourquoi tu ne veux pas venir ? – Parce que ! C’est la seule con­jonc­tion en fran­çais avec laquelle c’est pos­si­ble, alors qu’en fin­nois on peut répondre à miksi? par le seul mot siksi ! mais aus­si (bien que moins fré­quem­ment) par koska ! En fin­nois, parce que a donc plu­sieurs équi­va­lents : 1) sen takia että/ siksi että, 2) koska/kun, 3) siksi/koska (uti­li­sé seul com­me mot-phrase).

Le fait que la con­jonc­tion parce que soit la seule qui réponde di­rec­te­ment à la ques­tion pour­quoi ? se ma­ni­feste éga­le­ment dans le fait qu’on peut trans­for­mer l’en­sem­ble prin­ci­pa­le + cau­sa­le en phra­se cli­vée pour focaliser la cause.

Com­me

La con­jonc­tion com­me in­tro­duit sans ex­cep­tion une ad­ver­bia­le an­té­po­sée (qui est an­té­po­sée par rapport à la prin­ci­pa­le, elle n’est pas forcément en début de phra­se). Dans cette position, la pro­po­si­tion in­tro­duite par com­me pose un « cadre causal », mais qui n’est pas strictement né­ces­sai­re. Il s’agit donc d’une sub­or­don­née ex­pli­ca­ti­ve :

Com­me nous n’avions pas beau­coup de temps, nous avons dû prendre un taxi. Com­me le courrier de la fac est bombardé de pourriel, j’uti­li­se une au­tre mes­sa­ge­rie pour mon courrier « sérieux ».

On peut retenir com­me règle que quand en fin­nois kun / koska in­tro­duit une ad­ver­bia­le an­té­po­sée, on le traduit pres­que tou­jours par com­me. Mais parfois on peut aus­si uti­li­ser parce que pour in­tro­duire une ad­ver­bia­le an­té­po­sée. Dans le fran­çais parlé, à la place de com­me, on uti­li­se aus­si assez fré­quem­ment vu que.

puis­que

La con­jonc­tion puis­que ressemble à com­me ou parce que, mais a une nuance sup­plé­mentaire et elle s’uti­li­se dans deux types de cas.

a) puis­que + ad­ver­bia­le post­po­sée. Les ad­ver­bia­les in­tro­duites par puis­que sont le plus sou­vent post­po­sées et de valeur explicative : elles apportent une ex­pli­ca­tion, un com­men­tai­re supposé connu. Dans cette position, elles cor­res­pondent en fin­nois à koska + ad­ver­bia­le post­po­sée, ou, plus fré­quem­ment dans le fran­çais parlé, à la par­ti­cu­le -hAn :

 Il ne viendra sans doute pas, puis­que la RATP est en grève. Je ne peux pas venir, puis­que j’ai mon cours de conduite. En pääse tulemaan, minullahan on ajotunti. Nous ne com­mentons pas cet exem­ple, puis­qu’il a déjà été analysé.

b) puis­que + ad­ver­bia­le an­té­po­sée. En posi­tion an­té­po­sée, la pro­po­si­tion in­tro­duite par puis­que expose un état de fait assez sou­vent con­si­dé­ré com­me né­ga­ti­f (re­pro­che, regret etc.). Dans ce cas, il cor­res­pond au fin­nois kun kerran :

puis­que vous montrez tant de mauvaise volonté, nous nous retirons du projet. puis­que tu ne veux pas venir, j’irai tout seul. puis­que c’est com­me ça, je refuse de jouer.

puis­que c’est com­me ça for­me une sorte d’ex­pres­sion tou­te faite assez cou­rante dans le fran­çais parlé, équi­valente en fin­nois à no sitten ou no siinä tapauksessa.

Étant donné que, vu que

La con­jonc­tion étant donné que s’uti­li­se en général plutôt dans le code écrit et pré­fé­rentiellement en posi­tion an­té­po­sée (mais on peut aus­si l’uti­li­ser après la prin­ci­pa­le). Pour le sens, elle équivaut à puis­que mais est plus neu­tre : on pose la condi­tion com­me connue (étant donné que signifie « kun tiedetään se, että »), mais sans la valeur ar­gu­men­ta­tive de puis­que ; on ne peut pas la rendre par ‑hAn. Cette con­jonc­tion cor­res­pond plutôt à koska en fin­nois :

Étant donné que je n’ai pas d’argent, je ne peux pas m’acheter une nouvelle voi­tu­re. Étant donné qu’un aller simple coute plus cher, j’ai pris un vol aller-retour.

Vu que est une va­rian­te légèrement plus fa­mi­liè­re de étant donné que, qui peut s’uti­li­ser avec une ad­ver­bia­le an­té­po­sée ou (plus sou­vent) avec une ad­ver­bia­le post­po­sée. Elle est très fré­quente dans le fran­çais parlé à la place de puis­que ou de com­me, mais à éviter dans un texte de type écrit scientifique, où on lui préfèrera étant donné que :

Ce n’était pas la peine d’essayer de la convaincre, vu qu’elle avait de tou­te façon dé­ci­dé de dé­mis­sion­ner. Pour continuer sur ce su­jet, vu que ça vous intéresse : la plupart des con­certs se­ront annulés. Cette solution ne m’intéresse pas vrai­ment, vu qu’elle est 50% plus chère. Vu qu’on avait plus beau­coup de temps, on a pas pu prendre le bus et on a dû venir en taxi.

Attendu que

La con­jonc­tion étant donné que a une va­rian­te, attendu que, en finnois koska, ot­ta­en huomioon. Elle a le mê­me sens, mais est utilisée essentiellement dans le style ju­ri­di­que, dans des contrats ou des traités (sopimus) etc, et elle sert sou­vent à énu­mé­rer des clauses juridiques. On appelle justement ces clauses « les attendus  » (par ex­em­ple d’un jugement ou d’une décision administrative) :

Attendu que la crise sanitaire de la COVID-19 s’étend au-delà de l’année 2020 et que l’an­née 2021 commence avec des mesures de confinement plus restrictives en­co­re qu’au plus fort de la première vague;
Attendu que la région administrative de Montréal était en­co­re, au début janvier, l’épicentre de la crise au Québec et qu’elle fut l’une des premières à être en « zone rouge » etc. [il y a 17 attendus dans ce texte].

On trouve parfois attendu que utilisé aus­si en dehors du style juridique :

Qu’envisage-t-on à cet égard du côté de la Commission, attendu que nous savons aus­si qu’il y a de grandes dif­fé­ren­ces entre une annonce de fermeture et la fer­me­ture effective ?

Du fait que

La con­jonc­tion du fait que est cou­ram­ment uti­li­sée dans le code écrit et dans le fran­çais parlé pour indiquer une cause sans indica­tion par­ti­cu­lière, un vrai « fait ». Elle cor­res­pond pour le sens et l’em­ploi au fin­nois johtuen siitä, että. Étant donné que sup­pose que la chose est con­nue, alors que du fait que n’a pas cette nuance :

Du fait que l’été a été si pluvieux, les légumes n’ont pas bien poussé dans mon potager. Est-ce que le sens du vers est plus im­por­tant du fait qu’il se termine par une rime riche ? Le symbole chimique du mercure, Hg, vient du mot latin hy­drar­gy­rum qui signifie « argent liquide », du fait qu’il s’agit du métal liquide à température ambiante le plus cou­rant.

Autres con­jonc­tions causales

Du moment que

La con­jonc­tion du moment que se trouve à la limite entre la cause et la condition. Dans la plupart des cas, la dif­fé­ren­ce de sens cor­res­pond à une dif­fé­ren­ce de po­si­tion.

a. Du moment que + ad­ver­bia­le an­té­po­sée ex­pri­me une cause connue, à la façon de puis­que ou étant donné que, et est assez proche du fin­nois kun kerran dans le sens de « kun tilanne on mikä se on » :

Du moment que c’est un spécialiste qui s’en occupe (= puis­que c’est …), nous som­mes tranquilles. Du moment que (= puis­que que) tu n’es pas contre, nous irons en vacances en aout. Bref, du moment que vous créez, ce forum est pour vous.

b. Du moment que + ad­ver­bia­le post­po­sée. Exactement com­me le fin­nois kun­han, for­mé sur la con­jonc­tion causale kun, la con­jonc­tion causale du moment que est fré­quem­ment employée en posi­tion post­po­sée avec une valeur où se mélangent le souhait (valeur op­ta­ti­ve) et la condition. Le sens de la con­jonc­tion varie ou oscille (hei­luu) entre celui de pourvu que et de à condi­tion que :

Je te prête ma voiture, du moment que tu me la rends intacte. Il peut faire com­me il veut, du moment qu’il fait son travail com­me il faut, c’est tout ce qui m’intéresse. À l’instar des au­tres réserves, Giam Siak Kecil contient une zone centrale protégée, une zone tampon (dans laquelle les activités humaines sont permises du moment qu’elles sont compatibles avec les principes écologiques). 

Sous prétexte que / de

Cette con­jonc­tion présente une assertion (väittämä) que le lo­cu­teur estime plus ou moins véritable ou crédible, en fin­nois sillä verukkeella että, väittäen että. Elle est d’u­sa­ge cou­rant dans le code écrit et le fran­çais parlé.

On peut l’uti­li­ser avec un ver­be conjugué (sous prétexte que) ou un infinitif (sous prétexte de) en cas de co­ré­fé­ren­ce du su­jet  :

La professeure avait inopinément annulé le cours sous prétexte qu’il y avait une grève des trains et qu’elle était bloquée en banlieue. Sous prétexte de protéger les mineurs, on a laissé se développer une culture de l’impunité. Les in­fra­struc­tures routières ne doivent pas met­tre en danger cer­tai­nes ca­té­go­ries d’usagers sous prétexte d’améliorer la pro­tec­tion des au­tres.

D’autant que, d’autant plus/moins que, surtout que

Ces con­jonc­tions sont faciles à interpréter, car elles cor­res­pondent au fin­nois varsinkin kun. La for­me d’autant moins que est le contraire de d’autant plus que et se tra­duit en fin­nois varsinkaan kun + ver­be né­ga­ti­f. Ces con­jonc­tions in­tro­dui­sent sys­té­ma­ti­que­ment des ad­ver­bia­les post­po­sées. Il y a une légère dif­fé­ren­ce de style en­tre les trois :

On n’aurait plus eu le temps d’acheter des billets pour le concert, d’autant plus que j’avais oublié mon téléphone ! Nous aurions pu rentrer plus tard, d’autant que le temps s’était mis au beau. Tu devrais te coucher plus tôt, surtout que de­main tu as un devoir sur table. Tous les chercheurs n’ont pas autant de patience, d’autant moins que, mê­me après deux ans, les résultats ne sont que frag­men­tai­res.

D’autant plus + dé­ter­mi­nant/ad­ver­be… que

On peut aus­si uti­li­ser d’autant plus (ou moins) que com­me ad­ver­be ou dé­ter­mi­nant combiné à une pro­po­si­tion ad­ver­bia­le (essentielle) in­tro­duite par que :

La musique, c’est ma passion, et j’ai d’autant moins de scrupules que je fais des fichiers un usage strictement privé. Les contribuables se font d’autant plus de soucis que le programme gouvernemental est très flou à ce su­jet.

Ces pro­po­si­tions ressemblent à des consécutives, mais le sens est net­te­ment cau­sal, puis­qu’on peut rem­pla­cer ces cons­truc­tions par parce que :

La musique, c’est ma passion, et je n’ai vraiment pas scrupules, surtout parce que je fais des fichiers un usage strictement privé. Les contribuables se font énor­mé­ment de soucis, surtout parce que le programme gouvernemental est très flou à ce su­jet.

La locu­tion causale c’est que

Le grou­pe c’est que for­me une sorte de locu­tion adverbiale figée, qui s’uti­li­se cou­ram­ment aus­si bien dans le fran­çais parlé que dans le code écrit. Elle a deux va­leurs dif­fé­rentes.

Valeur explicative

En début de phra­se, c’est que in­tro­duit une explica­tion à ce qui vient d’être dit, dans le fran­çais parlé ou dans un style non soutenu. On peut dire que cette locu­tion est pra­ti­que­ment le synonyme dans la langue cou­rante de l’adver­be en effet, qui est plutôt uti­li­sée dans le code écrit. En fin­nois, elle a plu­sieurs équi­va­lents pos­si­bles : näet, nimittäin, asia on niin että…, ou mê­me la par­ti­cu­le -hAn, si l’ex­pli­ca­­tion in­tro­duite par c’est que est con­si­dé­rée com­me con­nue :

Ces derniers temps, je n’ai pas beau­coup écrit dans ce blog. C’est que j’avais un tas d’exa­mens à la fac. Finalement je n’ai pas participé au concours de violon. Et ne vais plus aux répétitions de l’orchestre. C’est que j’ai de moins en moins de temps et je n’ai pas eu le temps de me préparer. Il faudra pas mal de temps pour faire la liste des invités. C’est que notre famille est grande. Quoi ! C’est trop facile ? M’enfin ! C’est que ce n’est pas si facile que ça en réalité.

Dans le dernier exem­ple, c’est que est amené par m’enfin !, qui signifie « pas du tout ». On peut paraphraser le tout de la façon sui­vante :

C’est trop facile ? Ce n’est pas vrai. En effet, ce n’est pas si facile que ça en fait.

La locu­tion c’est que sert aus­si à in­tro­duire la ré­pon­se à une ques­tion portant sur la cause :

Pourquoi tant de mouvements des cœurs autour d’une simple mort ? C’est que, dans ce coin d’Afrique, on l’aimait tellement, la petite institutrice du village. Rien de plus com­mun que ces premières impressions d’étudiant, pourquoi alors parler sans arrêt de ça ? C’est que la pandémie les a sou­vent réduites à zéro.

C’est que s’uti­li­se aus­si à la for­me né­ga­ti­ve ce n’est pas que, qui est suivi du sub­jonctif (voir ci-des­sous). Dans la production orale, cette locution est réalisée sous la for­me /sepak/, qui est une locution très utilisée dans le fran­çais parlé.

Forme pseudo-cli­vée va­rian­te de parce que

Combiné à une con­di­tion­nel­le, c’est que est une va­rian­te de parce que dans une cons­truc­tion pseu­do-cli­vée. Il ne faut pas confondre cet em­ploi de c’est que avec la cons­truc­­tion pseudo-cli­vée ce que je sais, c’est que …, qui n’a pas de valeur explicative, et où le grou­pe c’est que est post­po­sé à l’élément détaché. L’uti­li­sa­tion de c’est que apporte parfois une petite nuan­ce de sens par rapport à parce que et le grou­pe c’est que in­tro­duit davantage une ex­pli­ca­tion, qui équi­vau­drait en finnois à se johtuu siitä, että, mais cette valeur n’est pas tou­jours très net­te­ment mar­quée. Com­pa­rer :

Si je ne t’ai pas répondu au téléphone, c’est parce que j’étais en train de tondre le gazon. [simple cause]. Si je ne t’ai pas répondu au téléphone, c’est que j’étais en train de tondre le gazon. [ex­pli­ca­tion]

Cette valeur peut se trouver renforcée en fonc­tion du contexte. La phra­se pré­cé­den­te :

Si je ne t’ai pas répondu au téléphone, c’est que j’étais dehors en train de tondre le gazon.

peut signifier aus­si : « [Je n’ai pas répondu ?] La seule explica­tion pos­si­ble est que j’étais en train de tondre le gazon ». En finnois, elle peut se traduire de deux ma­niè­res dif­fé­ren­tes :

Sen takia en vastannut puhelimeen, koska olin ulkona ajamassa nurmikkoa. Enkö vastannut puhelimeen? Se johtuu varmaan siitä, että olin ulkona ajamassa nurmikkoa.

Autres exem­ples :

En fait si vous n’arrivez pas à vous expliquer, c’est que vous n’avez pas les idées très claires. Si les employés de l’usine font grève, c’est qu’ils ont de bonnes raisons. Si les Lau­san­nois ont refusé la cons­truc­­tion de ce pont, c’est qu’ils ont compris que c’était une fausse solution. Si vous avez le sentiment de ne rien avoir à dire, c’est que vous n’avez pas assez lu. Si vous ne disposez pas de la rubrique sécurité c’est que vous n’avez pas l’autorisa­tion pour uti­li­ser cette appli­ca­tion. S’il y a des jeunes qui dérapent, c’est qu’ils ont été mis de côté, mar­gi­na­li­sés. Si des enseignants ont besoin d’un diagnostic pour accepter quel­qu’un qui est dif­fé­rent, c’est qu’ils n’ont pas la vocation.

L’élément thématisé sur lequel porte l’explica­tion n’est pas forcément exprimé par une pro­po­si­­tion in­tro­duite par si; il peut ressortir du contexte :

Mais les gens qui restent là sans rien dire, c’est qu’ils ont la conscience pas bien propre. Tu choisis délibérément de ne pas répondre pour ne pas y ac­cor­der cré­dit, et c’est que tu n’as pas d’arguments.

Rem. Précédé de la con­jonc­tion mais, la locution c’est que peut aus­si avoir une valeur ex­cla­ma­ti­ve.

Conjonctions demandant le sub­jonc­tif

Non que

La con­jonc­tion non que suivie du sub­jonc­tif nie une cause, en finnois ei se puoleen, että ou ei sen takia, että. Elle in­tro­duit tou­jours une ad­ver­bia­le post­po­sée à valeur ex­pli­ca­tive :

Cet élève a de très bons résultats, non qu’il soit par­ti­cu­lièrement doué, mais il est très tra­vail­leur. À cette époque, sa réputa­tion d’économiste politique grandit, non qu’il ait acquis un grand renom com­me professeur à Liège, mais en raison de son statut in­tel­lec­tu­el. Tämä oppilas menestyy erittäin hyvin koulussa, ei niinkään koska hän on erityisen lahjakas vaan sen takia, että hän on hyvin ahkera.

On trouve assez fré­quem­ment non que en tête de phra­se (mê­me en tête d’une pro­po­si­tion in­dé­pen­dan­te), mais la con­jonc­tion in­tro­duit bien une ad­ver­bia­le post­po­sée, qui est le com­men­tai­re d’une phra­se pré­cé­dente et est lié à celle-ci :

Cet examen a été pour lui l’occasion de se remet­tre au travail. Non qu’il puisse maintenant en­co­re obtenir son diplôme, mais ça lui a remonté le moral.

Ce n’est pas que /sepak/

Cette locution est la for­me né­ga­ti­ve de la locution c’est que (ci-des­sus) et l’équi­va­lent dans la langue cou­rante de non que :

Cet élève a de très bons résultats ; ce n’est pas qu’il soit par­ti­cu­lièrement doué, mais il est très travailleur.

Dans le fran­çais parlé, on uti­li­se fré­quem­ment le grou­pe ce n’est pas que, réalisé oralement sous la for­me /sepak/, in­tro­duisant une ad­ver­bia­le an­té­po­sée :

C[e n’]est pas que je m’ennuie, mais il faut absolument que je rentre. Ei sen puoleen että aika kävisi pitkäksi, mutta minun täytyy ehdottomasti mennä kotiin. C’est pas que ce soit cher, mais je l’achète quand mê­me pas. Ei se nyt kallista ole, mutta en silti osta sitä.

Soit que… soit que

La con­jonc­tion répétée soit que … soit que … in­tro­duit deux causes pos­si­bles et se trouve le plus sou­vent en posi­tion d’ad­ver­bia­le an­té­po­sée :

Soit qu’il ait eu un empêchement, soit qu’il ait oublié, Georges n’est pas venu à la réunion.

Bien que d’après les gram­mai­res le mode exigé dans la sub­or­don­née in­tro­duite par soit que soit le sub­jonc­tif, on trouve fré­quem­ment l’in­di­ca­tif, et la pro­po­si­tion est dans ce cas en po­si­­tion post­po­sée :

Nous nous réservons le droit de refuser tou­te série envoyée : soit que ce ne sont vi­si­ble­ment pas des photos amateur, soit que nous savons très bien qu’elles pro­vien­nent d’au­tres sites, soit que le nombre de photos jointes est inférieur à 20. Les conférences de presse or­ganisées dans la précipita­tion laissent, dans l’opi­nion publique, un senti­ment amer : soit que le ministre se reproche quel­que cho­se, au fond de lui-mê­me ; soit qu’il veut protéger cer­tains de ses col­la­bo­ra­teurs ; soit que son service de communica­tion – s’il exis­te – est défaillant.

Constructions in­fi­ni­ti­ves

Il exis­te plu­sieurs pré­po­si­tions qui, suivies d’un in­fi­ni­tif, peu­vent ex­pri­mer la cause. Com­me tou­jours dans le cas des in­fi­ni­tives, le su­jet logique de l’in­fi­ni­tif doit être le mê­me que celui du ver­be de la prin­ci­pa­le (co­ré­fé­ren­ce du su­jet).

Pour + infinitif passé

Cette uti­li­sa­tion de pour est re­la­ti­ve­ment fré­quen­te. Il faut savoir interpréter le sens cor­rec­te­ment, puis­que, suivi de l’in­fi­ni­tif passé, pour ex­pri­me la cause, alors que suivi de l’in­fi­ni­tif pré­sent, il ex­pri­me le but :

Pour avoir attendu trop longtemps, nous n’avons plus pu réserver de maison pour les va­can­ces. Il a eu une amende pour ne pas avoir bouclé sa ceinture de sé­cu­ri­té.  Pour ne pas avoir été vidées [in­fi­ni­tif passé passif né­ga­ti­f] depuis deux mois, les poubelles com­men­çaient à sentir terriblement mauvais. Pour être ar­ri­vés en re­tard à la cérémonie, nous n’avons pas pu entendre le nom des lau­réats.

L’équi­va­lent en finnois de ces in­fi­ni­tifs serait (à la for­me affirmative) une cons­truc­tion par­ti­ci­piale: odotettuamme liian pitkään ou (affirmatif ou né­ga­ti­f) une pro­po­si­tion in­tro­duite par koska, kun etc.

Faute de

La con­jonc­tion faute de suivie d’un in­fi­ni­tif in­tro­duit une cause né­ga­ti­ve : faute d’obéir = parce qu’il n’obéit pas, et faute d’avoir obéi = parce qu’il n’ a pas obéi.

Faute d’avoir déposé son dossier de bourse à temps, il n’a pas pu aller étudier en France. Faute d’avoir essayé toi-mê­me, tu ne peux pas savoir quelles sensations procure le saut à l’élastique. De nom­breux jeunes adultes affirment rester à la maison faute de trouver du travail et un logement.

Bon à savoir pour les étu­nants de fran­çais lan­gue étran­gè­re  : l’ex­pres­sion contient donc tou­jours une néga­tion non exprimée : faute d’avoir déposé son dossier de bour­se à temps équivaut à pour ne pas avoir déposé son dossier de bourse à temps ou parce qu’il n’a pas déposé son dossier de bourse à temps.. Cette nuance n’est pas tou­jours bien perçue par les usagers de la langue. Il faut en effet éviter d’uti­li­ser un in­fi­ni­tif à la for­me né­ga­ti­ve, qui « an­nulerait » l’effet de la né­ga­tion : *faute de ne pas avoir dé­po­sé de dossier si­gni­fie­rait « par­ce qu’il a déposé un dossier » (alors qu’il n’aurait pas dû le faire). Le sens exact de la cons­truc­­tion faute de + in­fi­ni­tif échappe ainsi à de nom­breux fran­co­pho­nes. Ex­em­ples d’oc­cur­ren­ces de la suite *fau­te de ne pas avoir relevés sur internet :

Un jeune adolescent est mort la semaine dernière *faute de ne pas avoir reçu l’organe qui aurait pu lui sauver la vie. [for­me correcte : faute d’avoir reçu] Il s’agit de biens qui, pour une par­tie n’apparaissaient pas dans les bilans pré­cé­den­ts, *faute de ne pas avoir tenu comp­te dans l’évalua­tion de l’actif de la déprécia­tion de la monnaie. [Extrait d’un traité de droit com­mercial. Forme correcte : faute d’avoir tenu comp­te. De plus, cette formula­tion ne respecte pas la règle de la co­ré­fé­ren­ce du su­jet : le su­jet logique serait biens, qui ne peut pas être le su­jet de ne pas avoir tenu compte.]

On a éga­le­ment relevé (le Figaro 3.4.2021) l’ex­em­ple sui­vant, où la préposition faute de est interprétée à contresens :

Faute de Covid-19, des spectateurs assistent au Chemin de Croix derrière les bar­riè­res de la place Saint-Pierre.

qui signifierait « Covid-19:n puuttuessa »... La for­me correcte serait Par la faute du Covid 19... (Covid-19:n takia).

À force de

L’ex­pres­sion à force de indique une cause qui se répète, et in­tro­duit pré­fé­ren­tiel­le­ment une ad­ver­bia­le an­té­po­sée:

À force de skier tous les jours sur le lac, elle était très bronzée. À force de réviser les ver­bes, tu finiras bien par les apprendre. À force de lui expliquer, nous avons réussi à le con­vain­cre.

La con­jonc­tion à force de implique une idée de répétition, d’exagération, d’in­sis­tance. Elle signifie en gé­né­ral qu’on a fait quel­que chose très ou trop sou­vent, très ou trop fort, très ou trop longtemps etc. :

À force de crier à cause du bruit ambiant, il ne pouvait pres­que plus parler. À force de frotter la table, tu as fini par la rayer. À force d’appuyer, il a cassé la vitre. À force de re­gar­der l’écran, j’ai les yeux qui me brulent.

Toutes ces phra­ses ex­pri­ment un résultat dû à une ac­tion répétée :

à force de crier à cause du bruit ambiant = parce qu’il avait crié fort à force de frotter la table = parce que tu as frotté trop fort à force d’appuyer = parce qu’il a appuyé trop fort à force de regarder l’écran = parce que j’ai regardé l’écran (très/ trop) longtemps.

Pour cette raison, on n’uti­li­se en général pas d’ad­ver­be intensif du type trop / très, car une telle ma­niè­re de dire serait tautologique: *à force de crier trop longtemps, *à force d’appuyer trop fort etc. En re­vanche, on pourrait dire à force d’appuyer si fort…

Constructions cli­vées et pseudo-cli­vées avec parce que

Le fait que la con­jonc­tion parce que soit la seule qui réponde di­rec­te­ment à la ques­tion pour­quoi ? se ma­ni­feste éga­le­ment dans le fait qu’on peut trans­for­mer l’en­sem­ble prin­ci­pa­le + cau­sa­le en phrase cli­vée pour focaliser la cause. On foca­li­se la sub­or­don­née causale en la détachant en tête de phra­se avec c’est parce que, et la prin­ci­pa­le est alors in­tro­duite par la con­jonc­tion que (sur le mo­dè­le de c’est à cause de ça que je suis parti) :

C’est parce que vous n’avez pas lu les instructions com­me il faut que vous avez donné tant de ré­pon­ses fausses. C’est parce que tu appuies trop fort que la pein­tu­re s’étale ir­ré­gu­liè­re­ment. C’est justement parce que c’est un su­jet d’une grande importance qu’il devait être traité en conséquence. C’est parce que nous voulons une France sociale et solidaire que nous voulons une Europe puissante, démocratique, sociale et solidaire. C’est parce que la propriété exis­te qu’il y a des guerres, des émeutes et des injustices. C’est parce que la vitesse de la lu­miè­re est plus rapide que celle du son que tant de gens paraissent bril­lants tant qu’ils n’ont pas eu l’occasion d’ouvrir la bouche.

Transformation pseudo-cli­vée

La cause in­tro­duite par parce que se prête aus­si à la transforma­tion pseudo-cli­vée. Cette trans­for­ma­tion se fait par un pro­cé­dé par­ti­cu­lier. On conserve l’ordre ha­bi­tu­el prin­ci­pa­le + cau­sale, mais la prin­ci­pale est thématisée sous for­me de pro­po­si­tion con­di­tion­nel­le in­tro­duite par si, et la causale est fo­ca­lisée par c’est, sur le mo­dè­le sui­vant :

A (prin­ci­pa­le) parce que B (sub­or­don­née causale) →
Si A (prin­ci­pa­le), c’est parce que B (sub­or­don­née causale)

Il ne faut donc pas interpréter la con­jonc­tion si avec une valeur véritablement con­di­tion­nel­le, elle sert sim­plement à poser une condi­tion préalable, un état de fait qui amène l’explica­tion donnée. On pourrait la pa­ra­phra­ser par « si c’est un fait que » (en finnois joskin). Ces cons­truc­tions sont fré­quen­tes dans le code écrit com­me dans le fran­çais parlé. Le ver­be c’est peut être modifié par des ad­ver­bes com­me justement, précisément etc., qui ren­for­cent la focalisation :

Si vous ne pouvez pas visionner la vidéo, c’est parce que Javascript n’est pas activé sur votre naviga­teur. S’il y a une bulle spéculative, c’est parce que nous avons complaisamment souf­flé dedans. Si nous n’avons pas pu livrer votre com­man­de, c’est précisément parce que l’adresse était incomplète. Si je suis à Pam­pe­lu­ne en ce moment, c’est justement par­ce que j’ai reçu une bourse du ministère fran­çais des Affaires étrangères pour suivre la San Fermin de cette année. Si je travaille autant c’est parce que j’éprouve plus de plaisir à ter­mi­ner une tâche qu’à m’en débarrasser, parce qu’il me faudrait déployer davantage d’ef­forts pour re­fu­ser cer­tai­nes collaborations que pour les assurer.

Cette cons­truc­­tion pseudo-cli­vée a une va­rian­te construite avec c’est que.

Atten­tion au sens de si

En finnois, on uti­li­se rarement ce gen­re de cons­truc­tion, car jos s’interprète pri­o­ri­tai­re­ment avec une va­leur con­di­tion­nel­le. La phra­se sui­vante :

Si je ne suis pas venu, c’est parce que j’avais vraiment trop de travail.

se traduira net­te­ment plus naturellement ainsi :

Sen takia en tullut, koska minulla oli todella liikaa töitä.  Et non pas : (?) Jos en tullut, se on sen takia, että minulla oli todella liikaa töitä.

Parce que introduisant une ad­ver­bia­le an­té­po­sée

Com­me il est expliqué ci-des­sus, on peut retenir com­me règle que quand en finnois kun / koska in­tro­duit une ad­ver­bia­le an­té­po­sée, il correspond en fran­çais pres­que tou­jours à com­me. Mais on peut aus­si uti­li­ser parce que pour in­tro­duire une ad­ver­bia­le an­té­po­sée. Com­pa­rer :

1. Parce qu’il y avait beau­coup de neige, nous avons pu faire du ski jusqu’en mai.
Koska oli paljon lunta, saatoimme lasketella toukokuuhun asti. ou :
Syy minkä takia saatoimme hiihtää toukokuulle asti, on se, että oli paljon lunta.

2. Com­me il y avait beau­coup de neige, nous avons pu faire du ski jusqu’en mai.
Kun oli paljon lunta, saatoimme lasketella toukokuuhun asti.

Avec parce que, on donne l’explica­tion unique : qu’est-ce qui nous a permis de faire du ski en mai ? Le fait qu’il y ait eu tellement de neige. Avec com­me, on pose une si­tua­tion : « il y avait beau­coup de neige » et on en indique la conséquence : nous avons pu faire du ski jusqu’en mai. On peut donc dire que com­me in­tro­duit une consécutive « à l’envers » (en quel­que sorte « l’inverse » de donc), ce qu’on peut schématiser de la façon sui­vante en comparant parce que et com­me :

A < B    A nous avons skié parce que B il y avait de la neige.
B > A    B il y avait de la neige, donc A nous avons pu skier. → com­me il y avait de la neige, nous avons pu skier.

Cette dif­fé­ren­ce ressort aus­si en finnois ([parce que + ad­ver­bia­le an­té­po­sée] = koska, [com­me + ad­ver­bia­le an­té­po­sée] = kun), mais elle n’est pas aus­si nette qu’en fran­çais.

Participiales, ponctuation, équi­va­lents pré­po­si­tionnels

Propositions participiales

La cause peut aus­si très fré­quem­ment s’ex­pri­mer à l’aide d’une pro­po­si­tion par­ti­ci­pia­le. Le principe général est le mê­me en fran­çais et en finnois, sauf qu’en fran­çais, le par­ti­ci­pe peut éga­le­ment se met­tre à la for­me né­ga­ti­ve, ce qui n’est pas pos­si­ble en finnois. En général, une participiale à va­leur essentielle est an­té­po­sée, la par­ti­ci­pia­le à valeur explicative est post­po­sée :

Ayant obtenu d’excellentes notes au bac, elle a été admise sans pro­blè­me à l’uni­ver­si­té. Le temps étant trop mauvais, le match de football a été reporté.  Les pistes étaient en ex­cel­lent état, la neige étant tombée en abondance. Étant trop paresseux pour t’é­cri­re, je te téléphone. N’ayant pas supporté d’être critiqué devant tous ses collègues, l’employé a fait une dépression nerveuse. Nous avons dû rebrousser chemin, le sentier ayant été rendu impraticable par des ébou­le­ments de rochers. Elle retira sa candidature, ayant con­si­dé­ré qu’elle n’avait au­cu­ne chance face aux au­tres postulants.

Ponctuation

La ponctuation est sou­vent un moyen simple et élégant d’ex­pri­mer la cause, no­tam­ment avec le deux-points. Ce deux-points est la transcrip­tion à l’écrit d’une intona­tion explicative à l’oral : on fait une pause et on pour­suit la phra­se un ton plus bas :

Je n’ai pas pu faire de ski : j’ai oublié mes chaussures. Le voyage a été annulé : il n’y avait pas assez de participants. Elle était très bronzée : elle skiait tous les jours sur le lac.

Prépositions

Les pré­po­si­tions exprimant la cause sont re­la­ti­ve­ment nom­breuses : à cause de ex­pri­me en général une cause con­si­dé­rée com­me né­ga­ti­ve (paresse, accident, retard etc.). À l’oral, c’est ce­pen­dant la pré­po­si­­tion la plus fré­quen­te, sans valeur forcément né­ga­ti­ve. À l’écrit, quand on veut ex­pri­mer une cause positive, on uti­li­se grâce à. Les con­jonc­tions du fait de / en raison de sont de nuance « neu­tre » et s’uti­li­sent essen­tiel­le­ment à l’écrit. En cas de grève des trains, le voya­geur resté bloqué à la gare dira ainsi à cause de la grève, tandis que la SNCF écrira sur un avis en raison de la grève :

À cause de la grève, je suis arrivé en retard. En raison de la grève, les trains ne circuleront pas entre 20 h et 23 h. Du fait de ses an­té­cé­dents judiciaires, il n’a pas bénéficié du sursis. Philippe à remporté ce rallye sans grand suspense du fait de l’abandon de Simon Jean-Joseph dans l’ES12.

Les pré­po­si­tions pour, sous prétexte de, pour cause de ont ce­ci de par­ti­cu­lier qu’el­les sont suivies de l’ar­tic­le zéro :

Le restaurant est fermé pour rénovation. Il a été condamné pour usage de faux. Sous prétexte de maladie, il n’a pas en­co­re terminé son livre. L’usine est fermée pour cause d’incendie. Le bus passe par un au­tre chemin pour cause de travaux.

Les pré­po­si­tions à sens causal
à cause detakia (valeur né­ga­ti­ve)
en raison de, du fait dejohdosta (valeur neu­tre)
grâce àansiosta (valeur positive)
pour (+ arti­cle zéro)johdosta, tähden
pour cause de (+ arti­cle zéro)johdosta, tähden

ISBN 978-951-39-8092-4 © Jyväskylän yliopisto 2020
Page 57. Adverbiales causales. Dernière mise à jour : 6.8.2021