Guide de grammaire fran­çaise
pour étudiants finnophones

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Catalogue
de mots et de
tournures
problématiques

» Expression fran­çaise

Catalogue de mots et tournures problématiques

La liste ci-dessous regroupe dif­fé­ren­tes er­reurs ou impropriétés typiques des étudiants finnophones rédigeant un texte en fran­çais (voir la section Expression fran­çaise). Pour faciliter l’utilisation, la liste comporte des entrées en fran­çais et en fin­nois. En rédigeant un texte, on peut en cas de doute vérifier (avec la fonction Cher­cher/ Etsi/Search du navigateur) le sens d’un mot fran­çais ou la traduction d’un mot fin­nois, et aus­si la for­me exacte/précise d’une ex­pres­sion fran­çaise.

Les mots, ex­pres­sions et constructions signalés en vert ou les entrées sur fond vert sont des mots ou des ex­pres­sions­/cons­truc­tions qui sont recommandées à la place d’au­tres mots ou cons­tructions sou­vent utilisés par les finnophones (qui sont parfois admissibles, mais sou­vent trop compliqués à uti­li­ser). Ces mots et tournures recommandés et plus simples devraient être mémorisées par les étudiants.

Liste de mots et de tournures

accentuer  est sou­vent utilisé abusivement dans le sens d’« insister sur ». Le fin­nois korostaa se traduit nor­ma­le­ment par insister sur, met­tre l’accent sur, souligner l’im­por­tan­ce de. Le mot ac­cen­tuer si­gni­fie « rendre plus net », « rendre plus vi­si­ble » : cette lu­miè­re accentue les ombres ou bien ces lacunes accentuent le manque de consistance de l’ou­vra­ge. Quant à la construc­tion *accentuer sur qch ou *ac­cen­tu­er que, elle est agram­ma­ti­ca­le en fran­çais.

ac­cor­der  Dans la construc­tion ac­cor­der une grande atten­tion à une ques­tion, le groupe nominal une ques­tion est un com­plé­ment de ver­be pré­po­si­tion­nel (CVP) et non un com­plé­ment de ver­be di­rect (CVD). Pour cette rai­son, il ne peut pas devenir le su­jet du ver­be au passif. Des constructions com­me **cette ques­tion a été ac­cor­dée peu d’at­ten­tion sont cou­rantes chez les fin­no­pho­nes, et pourtant elles sont agram­ma­ti­cales et à éviter.

alors  Ne pas uti­li­ser alors à la place de donc : *Cet ex­em­ple montre alors que… = Cet ex­em­ple montre donc que / Cet ex­em­ple montre ainsi que…

approfondi Le mot profondément est sou­vent utilisé de façon erronée pour tra­dui­re lähemmin, syvällisemmin. En gé­né­ral, profondément si­gni­fie « syvästi » (je suis pro­fon­dé­ment cho­qué, c’est profondément immoral). Syvällisesti se traduit de façon approfondie, ex­pres­sion qu’il faut mémoriser, connaitre, et uti­li­ser. Bien qu’elle soit plus longue que le mot profondément, c’est celle-là qu’on emploie dans le dis­cours di­dac­tique : étudier/ apprendre/ connaitre/ examiner de façon approfondie.

De mê­me, la tournure examiner (étudier/ aborder) *plus profondément (fin­nois tutkia tarkem­min, syventää) est impropre. En fran­çais, la for­me précise est :

examiner qch de façon (plus) approfondie / étudier qch de façon (plus) ap­pro­fon­die / examiner qch de plus près, s’intéresser de plus près à qch

aus­si  Ne pas uti­li­ser aus­si en tête de phra­se dans le sens de myös (éga­le­ment). En tête de phra­se ou de pro­po­si­tion, aus­si si­gni­fie niinpä

au­trement dit  est une ex­pres­sion plus polyvalente que c’est-à-dire pour traduire le fin­nois toisin sanoen. À uti­li­ser sans réserve !

bien  Atten­tion à ne pas uti­li­ser bien devant un ad­jec­tif dans le sens de hyvin

cas  en au­cun cas si­gni­fie ei missään tapauksessa, ei alkuunkaan. Cetste ex­pres­sion est synonyme de « ab­so­lu­ment pas, nullement, pas du tout ». Pour dire ei yh­des­sä­kään tapauksessa, il faut uti­li­ser la pré­po­si­tion dans : dans au­cun cas :

Nous n’avons trouvé d’occurrence de ce mot dans au­cun cas examiné.
Ou, mieux, avec aucun pronom :
Nous n’avons trouvé d’occurrence de ce mot dans au­cun des cas examinés.

c’est-à-dire  Pensez à employer plus sou­vent au­tre­ment dit ou en d’au­tres termes. Si on uti­li­se c’est-à-dire devant un GN ou un groupe pré­po­si­tion­nel, on le cons­truit directement (a) ; si on l’uti­li­se davant une pro­po­si­tion, il faut uti­li­ser la con­jonc­tion que, car c’est-à-dire n’est pas une locu­tion adverbiale com­me le fin­nois toisin sanoen. Avec au­tre­ment dit, on n’uti­li­se pas que, c’est pourquoi cette ex­pres­sion est plus simple à uti­li­ser et aus­si plus typique de l’ex­pres­sion écrite :

(a) nous reviendrons sur le cas pré­cé­den­t, c’est-à-dire la situation réelle en classe / au­trement dit la situation réelle en classe…
(b)… *c’est-à-dire l’auteur veut montrer… → c’est-à-dire que l’auteur veut monter… / au­tre­ment dit, l’auteur veut montrer…

com­me ça  est une locu­tion très pra­ti­que pour rendre en fran­çais divers ad­jec­tifs ou ad­ver­bes fin­nois, mal­heu­reu­se­ment cette tournure est fa­mi­liè­re et doit être évi­tée dans la rédac­tion écrite soi­gnée. Utiliser tel ou de ce gen­re etc.

com­mentaires  Pour dire qu’un point par­ti­cu­lier est clair ou évident, inutile à com­menter etc. on peut uti­li­ser la tournure [cet ex­em­ple, cette règle, ce point etc.] n’appelle pas de com­mentaires.

*com­menter que  On ne peut pas uti­li­ser com­menter avec une com­plé­ti­ve nor­ma­le ou inter­ro­ga­ti­ve com­me CVD :

L’étudiant a com­menté *que les études durent trop longtemps. → L’étudiant a com­menté le fait que les études durent trop longtemps

Si on veut faire suivre le ver­be d’une com­plé­ti­ve in­ter­ro­ga­ti­ve, il faut uti­li­ser la construction support la question de savoir :

Certains élèves ont éga­le­ment com­menté *dans quelle mesure la grammaire peut être apprise pendant le cours.→ Certains élèves ont éga­le­ment com­menté la ques­tion de savoir dans quelle mesure la grammaire peut être apprise pendant le cours.

concentrer  (se concentrer sur qch) Ce ver­be se construit avec la pré­po­si­tion sur (la construc­tion *se con­cen­trer qch est agram­ma­ti­cale). De tou­te façon, c’est un ver­be qu’il faut uti­li­ser avec parcimonie (säästeliäästi) : les fin­no­pho­nes abusent du ver­be se concentrer sur qch pour rendre l’idée de keskittyä jhk. Le ver­be se con­cen­trer sur qch si­gni­fie qu’on centre son atten­tion sur quel­que chose d’essentiel, en laissant de côté d’au­tres choses. On peut donc l’uti­li­ser par ex­em­ple en présentant plu­sieurs as­pects ou plu­sieurs options et en disant qu’on se concentrera sur (par ex­em­ple) deux de ces aspects ou options. Pour cette raison :

1) Il est impropre de com­mencer un travail ou une argumenta­tion en disant Dans ce travail nous nous concentrerons sur… sans avoir d’abord exposé diverses op­tions pos­si­bles. On ne peut pas se concentrer sur une chose si cette chose est la seule envisagée, puis­qu’elle est alors par dé­fi­ni­tion la seule chose sur laquelle on peut centrer son at­ten­tion. Si on veut ex­pri­mer sim­ple­ment l’idée qu’on s’in­té­res­se plus par­ti­cu­liè­re­ment à tel ou tel aspect (par ex­em­ple la gram­mai­re), on dira :

nous nous intéresserons à la gram­mai­re
nous nous intéresserons (plus) par­ti­cu­liè­re­ment à la gram­mai­re
nous étudierons plus par­ti­cu­liè­re­ment la gram­mai­re

On peut dire par ex­em­ple aus­si : Nous laisserons de côté (ou nous négligerons) les exercices de vocabulaire et nous nous concentrerons sur la gram­mai­re.

Pour les mê­mes raisons, il est impropre et tautologique de dire par ex­em­ple *Les questions de la section 3 se concentrent sur les études de fran­çais  : la section 3 (ou 4, ou 5 etc.) concerne de tou­te façon un champ spécifique, précis, limité (puis­que c’est une section et pas l’ensemble du document), donc par dé­fi­nition dans cette section, on s’intéresse à un point par­ti­cu­lier. On peut dire par ex­em­ple  :

Les questions de la section 3 portent sur les études de fran­çais / concernent les études de fran­çais, ou bien La section 3 est consacrée aux études de fran­çais etc.

2) Il est impropre et tout à fait tautologique de dire *se concentrer uni­que­ment ou *se concentrer seu­le­ment sur quel­que chose. On peut dire s’intéresser uni­que­ment/ plus par­ti­cu­liè­re­ment à qch ou se consacrer uni­que­ment/ plus par­ti­cu­liè­re­ment à qch. *Se concentrer uni­que­ment si­gni­fierait « s’in­té­res­ser uni­que­ment uni­que­ment ».

3) Pour la mê­me raison, on évitera la tautologie qui consiste à dire *nous nous som­mes concentré de plus près sur…. Soit on dit nous nous sommes intéressé de plus près à, soit nous nous sommes concentré sur… En outre, s’intéresser de plus près à qch ne si­gni­fie pas tou­jours la mê­me chose que se concentrer sur qch. Cette tournure si­gni­fie plutôt tutkia tar­kem­min, ottaa käsittelyyn, siirtyä käsittelemään etc.

4) Il peut être contraire à la logique de dire plu­sieurs fois dans un mê­me ensemble de texte qu’on se concentre sur qch. Com­me se concentrer si­gni­fie « traiter uni­que­ment », si on annonce plus loin qu’on se se concentre (en­co­re) sur au­tre chose, cela peut si­gni­fier qu’on va s’intéresser à au­tre chose (mal­gré ce qu’on a dit avant) et être en contradiction avec le premier se concentrer.

conclusion  On ne dit pas *faire des conclusions (fi. tehdä johtopäätös), mais tirer des con­clu­sions.

confondre  est très fré­quem­ment utilisé de façon erronée dans le sens de häm­men­tää jkta, ai­heut­taa sekaannusta jkssa, par ex­em­ple *cette règle risque de confondre les élèves. Or confon­dre ne s’em­ploie pas transitivement dans ce sens. Quand il est transitif, confondre si­gni­fie se­koit­taa (con­fon­dre un élève avec un au­tre sekoittaa oppilas toiseen, confondre un temps avec un au­tre sekoittaa aikamuoto toiseen etc.). Pour traduire l’idée de aiheuttaa sekaannusta oppilaassa, johtaa oppilas harhaan, il faut dire :

semer la con­fu­sion dans l’esprit de l’élève / pro­vo­quer des con­fu­sions chez l’élève, induire l’élève en er­reur / dérouter les élèves [avec le sens de saattaa ymmälleen]

Ne pas confondre (!) le mot con­fu­sion avec confus (voir ci-dessous). Regardez aus­si les sens de ces deux mots et leurs em­plois littéraires dans un grand dictionnaire.

confus  si­gni­fie hämillään, nolostunut. *Cette règle risque de rendre les élèves con­fus (= sääntö saattaa nolostuttaa oppilaita) doit se dire :

Cette règle risque de semer la con­fu­sion dans l’esprit des élèves. (voir confondre ci-dessus.)

consister  D’une ma­niè­re gé­né­rale, éviter d’uti­li­ser le ver­be consister en, car il entraine de nom­breux pro­blè­mes de construction. Il est suivi de la pré­po­si­tion en, laquelle ne peut pas être suivie d’un ar­ti­cle dé­fi­ni mas­cu­lin ni pluriel, et après consister en on uti­li­se en gé­né­ral l’ar­ti­cle zéro ou des in­dé­fi­nis : notre corpus con­siste en ex­em­ples variés / en divers ex­em­ples. Il vaut mieux uti­li­ser les ver­bes com­pren­dre käsittää, comporter sisältää, être com­po­sé de koostua jstak, contenir sisältää.

*continuer que  On ne peut pas uti­li­ser continuer avec une com­plé­ti­ve com­me com­plé­ment de ver­be direct.

dans ce  cas  Cette ex­pres­sion a nor­ma­le­ment une valeur consécutive et si­gni­fie siinä ta­pauk­ses­sa, silloin. Le mot ce ne ren­voie pas au cas dont on veut parler. Pour rendre l’idée de tässä tapauksessa, uti­li­ser :

en l’occurrence, dans le cas présent, dans ce cas-ci, dans le cas qui nous occupe

dépouiller  käydä läpi, tutkia (tarkoin) est un ver­be qu’on peut uti­li­ser en parlant d’un corpus assez long : Nous avons dépouillé un corpus de 50 textes… Ne pas abu­ser tou­tefois de ce ver­be (alterner par ex­em­ple avec examiner et étudier).

décision  On ne dit pas *faire une décision (fi. tehdä päätös), mais prendre une dé­ci­sion.

*dépendant de  Ce par­ti­ci­pe ne peut pas s’uti­li­ser com­me pré­po­si­tion si­gni­fiant jstak riippuen (cal­que de l’anglais depending on). La pré­po­si­tion cor­res­pon­dant à riippuen siitä (että) est en fonc­tion de ou selon :

…*dépendant des résultats, nous pourrons nous faire une image plus précise…
en fonc­tion des résultats, selon les résultats, nous pourrons…

Le par­ti­ci­pe dépendant de peut évi­dem­ment s’uti­li­ser si né­ces­sai­re, mais il ne for­me pas une lo­cu­­tion pré­po­si­tion­nelle :

la pro­po­si­tion dépendant de la prin­ci­pa­le ■ les pays dépendant de cette aide…

de plus  Ne pas uti­li­ser en plus com­me ad­ver­be (lisäksi) en tête de phra­se ou de pro­po­si­tion : dans le code écrit strict, on uti­li­se de plus ou en outre (ex­em­ple (a) ci-des­sous). La for­me en plus s’uti­li­se couramment dans le fran­çais parlé en début de phra­se, mais elle est légèrement fa­mi­liè­re à l’écrit. En revanche, la locu­tion pré­po­si­tionnelle en plus de peut s’uti­li­ser librement (b), com­me va­rian­te de outre (atten­tion à la for­me exacte de outre).

(a) Nous avons trouvé très peu d’ex­em­ples. De plus, ces ex­em­ples proviennent tous de textes anciens.
(b) En plus des ex­em­ples mentionnés / Outre les ex­em­ples mentionnés au paragraphe pré­cé­den­t, on peut citer éga­le­ment deux au­tres cas intéressants.

dif­fé­rent différemment Le ver­be différer se construit avec la préposition de. L’ad­jec­tif dif­fé­rent et l’ad­ver­be différemment se construisent donc aus­si avec de, et non pas que (er­reurs très fré­quen­tes chez les fin­no­pho­nes) :

Cette théorie est dif­fé­ren­te de la théorie de la théorie de la motivation. (et non pas dif­fé­ren­te *que)
Cette phra­se doit se com­pren­dre différemment de la pré­cé­den­te (et non pas diffé­rem­ment *que la pré­cé­den­te)

différer  Ce ver­be n’est pas réfléchi (*se différer de qch est une er­reur très fré­quen­te chez les fin­no­pho­nes). On dit : différer de, être dif­fé­rent de :

ce cas diffère du pré­cé­den­t, ces ex­em­ples diffèrent des au­tres

éga­le­ment Ne pas uti­li­ser en tête de phra­se !

entrainer  Ce ver­be se construit avec un pro­nom réfléchi et la pré­po­si­tion à. La construc­tion transitive di­rec­te (*entrainer la pro­non­cia­tion) calquée sur le fin­nois harjoitella jtak est agram­maticale. On dit s’en­trainer à qch, ou s’exercer à qch. Voir ci-dessous exercer :

s’entrainer à la gram­mai­re, s’entrainer à la pro­non­cia­tion, s’entrainer à pro­non­cer

en plus  Voir De plus.

entendre  Voir tarkoittaa.

éprouver  : le ver­be éprouver ne peut pas se construire avec une com­plé­tive. Pour rendre l’idée de kokea että, on uti­li­sera en fran­çais avoir le sentiment que ou trouver que. Voir kokea.

essayer  Dans la rédac­tion scientifique, on préfère uti­li­ser le synonyme tenter (de). Essayer est un peu plus concret et laisse supposer qu’on n’est pas sûr d’y arriver (« on va essayer, mais ça semble vraiment dur et au-dessus des forces du lo­cu­teur »). Nous tenterons de classer les don­nées… est plus neu­tre et ex­pri­me une in­ten­tion.

essentiel L’ex­pres­sion très essentiel est une tautologie, car essentiel a une valeur de su­per­la­tif ab­so­lu : on uti­li­se soit essentiel seul, soit on peut dire tout à fait essentiel, voir Le superlatif absolu. Pour la mê­me raison, on évitera de dire que telle ou telle chose est *la plus essentielle, plutôt : cette chose est essentielle / cette chose est la plus im­por­tan­te.

est-ce que ou question avec inversion ? Les in­ter­ro­ga­tions avec in­ver­sion et celles cons­trui­tes avec est-ce que ne sont pas tou­jours parfaitement interchangeables. Dans un écrit de type ar­gu­men­ta­tif (comme un ar­ti­cle scientifique ou le gradu), la ques­­tion avec in­ver­sion est plutôt perçue com­me une vraie ques­tion qu’on pose au lecteur, tandis que la ques­­tion avec est-ce que peut s’interpréter com­me une ques­tion que l’auteur se pose à lui-mê­me (com­me une ma­niè­re de réfléchir sur ce qu’il dit), sans que cela implique une ré­pon­se concrète. Si on veut uti­li­ser l’in­ter­roga­tion di­rec­te com­me moyen d’ex­pri­mer ses propres in­ter­ro­ga­tions ou des in­ter­ro­ga­tions qui por­tent sur le processus de rédac­tion ou le raisonnement (dans le but de conduire un raisonnement ul­té­rieur), on uti­li­se la for­me est-ce que. En quel­que sorte, la for­me est-ce que reprend son sens originel plein « est-il vrai que ? » :

Faut-il interpréter ces for­mes com­me des anaphoriques ? [véritable question : doit-on le faire en gé­né­ral ?] Est-ce qu’il faut interpréter ces for­mes com­me des anaphoriques ? [ques­tion que l’auteur se pose par rapport à lui-mê­me : a-t-il eu raison de le faire ?]

exercer  La construc­tion de ce ver­be est re­la­ti­ve­ment complexe, car elle dépend du type de ré­fé­rent du CVD (pour le détail, voir TLFi sv.). La construc­tion ha­bi­tu­el­le est exercer qqn [à qch] et il si­gni­fie « for­mer (harjaannuttaa) par un en­trai­ne­ment », « for­mer par un exercice » (a). Il est sou­vent employé de façon réfléchie et si­gni­fie alors « (s’)entrainer soi-mê­me, se for­mer soi-mê­me par un en­trai­nement », « s’exercer » (b) :

(a) exercer un enfant à la lecture, exercer les élèves à la citoyenneté, exercer les élèves à donner du sens à un énon­cé (b) s’exercer à la con­ju­gai­son des ver­bes, s’exercer à la gram­mai­re, s’exercer à trouver les mots justes etc.

Le ver­be exercer si­gni­fie donc en fin­nois plutôt harjaannuttaa (ou harjoittaa dans le sens pitää yllä jtak toimintaa) que harjoitella. C’est pour cette raison qu’on ne peut pas dire *l’élève exerce la gram­mai­re, il faut dire l’élève s’exerce à la gram­mai­re. Mais on peut uti­li­ser exercer avec un CVD dans le sens de « pra­ti­quer, entretenir ». On dira ainsi :

exercer son fran­çais (= uti­li­ser ses connaissances de fran­çais et les améliorer)
exercer ses capacités à pro­non­cer (= uti­li­ser ses capacités à pro­non­cer et les améliorer)

faire / rendre  Pour traduire le ver­be tehdä dans la construc­tion avec at­tri­but du com­plé­ment direct tehdä jk + ad­jec­tif (tehdä asia vaikeaksi), il ne faut pas uti­li­ser le ver­be faire, mais rendre. Erreur fré­quen­te, due à l’influence du fin­nois (il s’agit d’un calque et en quel­que sorte d’un faux-ami), à sur­veil­ler :

*ce qui fait ce chapitre si long → ce qui rend ce chapitre si long.

falloir
  1.  Ce ver­be est impos­si­ble à uti­li­ser avec le ver­be y avoir à l’infinitif. Des tournures com­me *il faut y avoir (fin­nois siinä täytyy olla) ou *il y faut avoir sont agram­ma­ti­cales.
2.  Le ver­be il faut est un ver­be imper­son­nel et il ne peut pas être mis au passif : lause täytyy selittää = la phra­se doit être expliquée, et non pas **la phra­se faut être expliquée (très agram­ma­ti­cal).

for­me  Voir sous.

fran­çais  Voir ranskan kieli.

fran­çaise (langue)  Voir ranskan kieli.

*gé­né­raliser  que  (nouveauté 2020) : impos­si­ble d’uti­li­ser le ver­be gé­né­raliser suivi d’une com­plé­ti­ve (en fin­nois, tekijä yleistää, että… est aus­si à la limite de l’acceptable).

huomio  ottaa huomioon = tenir compte de qch ou bien prendre en compte qch ; ce dernier a l’avantage de pouvoir être mis au passif : être pris en compte (voidaan ot­taa huomioon = peut être pris en compte). Ne pas oublier, éga­le­ment, que tenir comp­te ou prendre en compte ne peuvent pas se construire di­rec­tement avec une com­plé­tive (*tenir comp­te que). Il faut uti­li­ser le groupe nominal intermédiaire le fait.

il faut  Voir falloir.

il parait  N’uti­li­sez pas il parait que pour dire näyttää siltä, että / tuntuu siltä, että etc. Il parait que si­gni­fie en fran­çais moderne  kuulemma.

information En fin­nois, on peut dire saada tietoa, en fran­çais, on ne peut gé­né­ralement pas uti­li­ser l’ar­ti­cle massif devant information.

importer  Pensez à uti­li­ser la locu­tion il importe peu de savoir si c’est… = ei ole tärkeää, onko…

in­tro­duire  Ne si­gni­fie pas esittää, esitellä (faux-ami tiré de l’anglais to introduce). La for­me cor­rec­te est présenter. in­tro­dui­re si­gni­fie lisätä jhk, viedä sisään, tunkea jhk. On peut dire par ex­em­ple : L’auteur in­tro­duit dans la théorie une composante nouvelle.

interpréter  La tournure *on peut interpréter que ou *nous interprétons que est impos­si­ble en fran­çais. Le ver­be interpréter ne peut recevoir com­me CVD qu’un GN (ou un pro­nom).

*insister que  Impos­si­ble de dire en fran­çais *L’auteur insiste que….

joka tapauksessa  Plutôt que en tout cas, qui n’est pas typique de l’ex­pres­sion écri­te neutre, utili­sez (en alternance) de tou­te façon ou en tout état de cause, ou des constructions concessives com­me quoi qu’il en soit, quelle que soit la ma­niè­re dont…, quels que puissent être les arguments que… etc.

kertoa  La tournure josta kerromme lisää (kohdassa X…) se traduit dont nous par­le­rons plus lon­gue­ment / que nous expliquerons en détail (au point X…)

kiinteästi  joka liittyy kiinteästi jhk = [qui est] étroitement lié à : Un concept étroitement lié au pré­cé­den­t…

kohdassa Atten­tion aux pré­po­si­tions à uti­li­ser :

kohdassa 1.2 = au point 1.
kohdassa ”Huomautukset” = sous le titre de « Remar­ques » / sous la rubrique « Re­mar­ques »

Remar­quer aus­si que le terme le plus gé­né­ri­que est justement le mot point, qui peut dé­si­gner un paragraphe, un alinéa, un sous-chapitre ou un passage quel­con­que. On peut donc se contenter de trois termes : partie (luku), chapitre (osa), point (tout le reste).

kokea  Pour traduire kokea että… on ne peut pas dire *éprouver que :

Oppijat kokevat, että siihen kiinnitetään liikaa huomiota. Les élèves ont le sentiment qu’on y attache / trouvent qu’on y attache une trop grande importance.

koostua  Voir consister.

kuten sanottu  Ne pas uti­li­ser la traduc­tion littérale com­me dit, ex­pres­sion qui est très fré­quen­te à l’oral, mais trop fa­mi­liè­re. On peut uti­li­ser diverses tournures :

com­me on l’a dit, com­me on l’a vu, com­me nous l’avons déjà constaté
com­me nous l’avons dit pré­cé­demment/plus haut/ci-dessus/ au point X… etc.

kysyä  Voidaan kysyä… dans le sens « herää kysymys että » se traduit par ex­em­ple on peut se de­man­der si, on peut se poser la ques­tion de savoir si (et pas sim­ple­ment on peut demander si).

langue  Voir ranskan kieli.

lisäksi  Voir De plus. Kaiken lisäksi = de surcroit (plutôt que de plus).

lors  de cette phase tässä vaiheessa (et non pas *dans cette phase), ou, mieux : à ce stade.

mahdollisesti  = éven­tu­el­le­ment, le cas échéant

materiaali  : un mot bien dif­fi­ci­le à traduire. Plusieurs possibilités : documents, textes, manuels, sup­ports, littérature. Le mot matériel si­gni­fie kalusto. On peut ce­pen­dant uti­li­ser le mot matériel pé­da­go­gi­que pour dé­si­gner l’ensemble des sup­ports : des manuels, des CD, des fiches car­ton­nées cons­tituent ensemble un ma­té­ri­el pédagogique. Mais pas des livres seuls. Le terme le plus gé­né­ri­que pour dé­si­gner les objets (livres, vidéos youtube, pages en ligne) est support(s), et pour le contenu (intellectuel/didactique etc.), un terme très simple et très gé­né­ri­que : le contenu !

mukaan lukien  Placé devant le nom, le fin­nois mukaan lukien se dit en fran­çais « y compris » (et est donc une préposition, in­va­ria­ble), mais utilisé après le nom, il se dit « compris », sans le pro­nom y (et se comporte com­me un ad­jec­tif, qui peut s’ac­cor­der).

näyttää Sur les dif­fé­rents sens et emplois de tuntua et näytttää voir Il parait que. Les ver­bes sembler et paraitre n’ont pas tou­jours le mê­me sens et ne peuvent pas s’em­plo­yer indifféremment l’un à la place de l’au­tre.

näyttää siltä että  Il y a de nom­breuses possibilités de traduction (ex­em­ples a), mais pas il parait que, qui a un sens dif­fé­rent. Le plus fré­quen­t et sou­vent le plus simple est (b) :

(a) Il semble que / Tout semble in­di­quer que / Cela laisse à penser que etc.
(b) On peut dire que (+ in­di­ca­tif)

olettaa  Supposer si­gni­fie olettaa au sens mathématique ou logique, au­tre­ment dit on considère qch com­me vrai pour en tirer des conclusions. Le plus sou­vent, dans la rédac­tion scientifique, olettaa est utilisé dans un au­tre sens :

1) oletamme että… notre hypothèse est que…
2) voidaan olettaa että on peut supposer que / on peut penser que

outre  Ne pas uti­li­ser la for­me hybride inexistante *en outre de pour traduire jnk lisäksi. Il ne faut pas confondre la pré­po­si­tion outre avec l’ad­ver­be en outre ni avec la pré­po­si­tion en plus de. En outre est un ad­ver­be fré­quen­t dans le code écrit pour rendre le fin­nois lisäksi en tête de phra­se. La for­me de pré­po­si­tion est outre, donc un seul mot, sans élé­ment en avant ni de après. On peut donc dire :

outre les aspects linguistiques / outre ces aspects linguistiques / outre cer­tains aspects pra­ti­ques / outre des aspects pra­ti­ques [des est dans ce cas l’ar­ti­cle in­dé­fi­ni pluriel, il ne faut ne pas l’interpréter com­me une for­me contracte *outre de + les].

Outre ne peut pas non plus être suivi di­rec­tement de l’infinitif : *outre de dire. Il faut le faire pré­cé­der de le fait de/que : outre le fait de dire… / outre le fait qu’on dit…. On trouve pourtant sur Internet des occurrences de *outre de + infinitif et *outre de + gn, de mê­me que des occurrences de *en outre de + gn (*outre de don­ner un nouvel élan aux relations, *outre de pro­blè­mes moteurs plus ou moins im­por­tants, *en outre de cette méthode etc.). Ce sont des for­mes non standard et elles ne doivent pas être imi­tées.

page 6  Pour ren­voy­er à une page d’un ouvrage (sivulla 6), on dit un peu plus sou­vent page 6(sans préposition) que à la page 6 (qui n’est ce­pen­dant pas du tout agram­ma­ti­cal). Sur les pré­po­si­tions devant les noms de chapitres ou au­tres par­ties d’ouvrages, voir les pré­po­si­tions. Quand on sait uti­li­ser les références croisées automatiques (ristiiviitteet) de l’éditeur de texte, le pro­blè­me ne se pose évi­dem­ment pas.

palata  johon palaamme (myöhemmin / kohdassa X…) = sur lequel (laquelle etc.) nous re­vien­drons (plus loin/ultérieurement / au point X…)

par (1)   : atten­tion à l’er­reur qui consiste à uti­li­ser par + infinitif pour traduire les for­mes d’in­fi­ni­tif fin­nois en -malla : sanomalla, analysoimalla.

par (2)   : cette pré­po­si­tion s’em­ploie après des ver­bes com­me dé­si­gner ou en­ten­dre, et dans ce cas, il n’y a pas d’article (ar­ti­cle zéro).

paraitre  N’uti­li­sez pas il parait que pour dire näyttää siltä, että / tuntuu siltä, että etc. Il parait que si­gni­fie en fran­çais moderne « kuulemma ». Sur les dif­fé­rents sens de tuntua et näytttää, voir Il parait que.

perusteella  jnk perusteella : d’après qch / au vu de qch / sur la base de qch (mais pas : selon qch)

petit  En gé­né­ral n’uti­li­sez pas petit dans le sens de vähäinen, pensez à uti­li­ser li­mi­té, restreint ou faible.

pitää mielessä  (että): = garder à l’esprit (que) / se rappeler (que)

profondément Voir approfondi.

proposer  Des tournures com­me *l’auteur propose que ou nous proposons que ce terme est un pro­nom sont à proscrire ! Cette tournure est très maladroite en fran­çais.

poursuivre que  (*l’auteur poursuit que) : à éviter en fran­çais.

présumer   Ce ver­be s’uti­li­se rarement dans le sens de « supposer », sauf dans des con­tex­tes prag­ma­ti­ques bien dé­fi­nis, et le plus sou­vent à la première per­son­ne du sin­gu­lier (je présume olettaisin/luulisin että ; ou bien : il a dû se tromper, je présume = hän on erhetynyt, luuluisin / hän on luultavasti erehtynyt.) Le ver­be utilisé ha­bi­tu­el­le­ment pour rendre olettaa est supposer (l’usage abusif de pré­sumer est très pro­ba­blement une influence de l’anglais).

puis  La tournure et puis n’a pas le mê­me sens que puis. Com­me puis si­gni­fie sit­ten, les fin­no­pho­nes croient sou­vent qu’on peut traduire ja sitten par et puis. Sou­vent, le mot puis si­gni­fie déjà en lui-mê­me « ja sitten ». Avec et, le mot puis devient fa­mi­li­er (du moins dans les con­tex­tes où l’uti­li­sent gé­né­ra­le­ment les rédacteurs fin­no­pho­nes de mémoires de licence ou de master) et si­gni­fie à peu près « niin ja sitt oli vielä… » Dans cer­tains con­tex­tes, elle a aus­si un au­tre sens, « toisaalta », mais là aus­si, elle est légèrement trop fa­mi­liè­re pour être utilisée dans la rédac­tion scien­tifique (on dira plutôt d’au­tre part). Donc, pour traduire sitten à valeur de con­nec­teur, uti­li­ser puis. Pensez aus­si à uti­li­ser ensuite, après cela, pour varier.

päättää  jonkin puolesta. Voir trancher.

quand mê­me  Ne pas uti­li­ser quand mê­me en tête de phra­se.

*raconter de qch   grand classique des er­reurs de construction ver­bale faites par les finnophones (ce livre raconte *de la guerre, ce com­mentaire raconte *de la vo­lonté de par­ti­ci­per), cette construction complètement agram­ma­ti­cale en fran­çais pour traduire kertoa jstak est à éviter à tout prix. Veuillez lire (et relire) les ex­pli­ca­tions/règles.

*raconter que   si­gni­fie väittää että dans un usage fa­mi­li­er (ex­em­ples a). Si vous voulez dire ker­toa, että… il faut dire dire que/préciser que/mentionner que (ex­em­ples b) :

(a) Il m’a raconté qu’il connaissait per­son­nellement le président de la République. [mais je ne le crois pas]**(b) L’auteur précise que cette enquête a été très longue à réaliser.

ranskan kieli  En fin­nois, on dé­si­gne sou­vent les langues avec la for­me ranskan kieli, suomen kieli, par ex­em­ple ranskan kieli tarjoaa…, suomen kielessä on…. Dans ce cas, en fran­çais, on uti­li­se rarement la construction la langue fran­çaise, la langue fin­noise. Dans 95% des cas, on dit sim­ple­ment le fran­çais, le fin­nois, en fran­çais, en fin­nois, la structure de l’anglais, l’étude du suédois, l’histoire de l’allemand, le vocabulaire de l’italien etc. Ne dites donc pas :

un examen *de langue suédoise un examen de suédois
*dans la langue fran­çaise, il y a… en fran­çais, il y a…
*la langue anglaise est très étudiée l’anglais est très étudié
la complexité de *la langue fran­çaise la complexité du fran­çais

sanottu  Voir kuten sanottu.

saada aikaan  Saada aikaan sen, että = faire en sorte que (+ in­di­ca­tif)

sekaannus  (aiheuttaa sekaannusta) Voir confondre.

selvittää  + com­plé­tive ou in­ter­ro­ga­tive indi­rec­te : ne pas uti­li­ser la for­me *cla­ri­fier que.

sens  (dans un sens) En fran­çais, l’équi­va­lent de kielteisessä merkityksessä s’uti­li­se avec la pré­po­si­tion dans, et non pas à. On dit Cet ad­jec­tif s’uti­li­se dans un sens né­ga­tif (pas *au sens négatif). De mê­me, merkityksessä ”…” se traduit ainsi :

Nous utilisons le terme de langue parlée dans le sens de « … ».

seu­le­ment  ne peut pas « dé­ter­mi­ner » un nom : *seu­le­ment ces deux cas montrent…. il faut uti­li­ser l’ad­jec­tif seul.

siinä tapauksessa  Dans le sens de « silloin », siinä tapauksessa se traduit par dans ce cas ; tässä ta­pauk­sessa ren­voy­ant au cas précis qu’on examine ou dont on est en train de parler = en l’occurrence, dans le cas présent, dans le cas qui nous occupe, voir tässä ta­pauk­sessa.

siirtyä  En fin­nois on peut dire siirtyä + -mAAn (par ex­em­ple : siirrymme kä­sit­te­le­mään…). En fran­çais, cette construc­tion (avec passer à) n’est pas pos­si­ble avec un infinitif. Il faut uti­li­ser passer à + nom. Au lieu de *nous passerons à étudier la langue parlée, il faut donc dire :

Nous passons maintenant à l’étude de la langue parlée.
Ou bien avec un ver­be :
Nous allons maintenant étudier la langue parlée.

s’intéresser à  Ce ver­be ne peut se construire qu’avec un com­plé­ment GN, pas un infinitif :

nous nous intéresserons à l’étude de… (et non nous nous intéresserons **à étudier…)
nous nous intéresserons à la ques­tion de savoir si (et non pas nous nous intéresserons **à connaitre/à savoir).

sous  S’uti­li­se devant for­me : sous la for­me de qch, sous une for­me dif­fé­ren­te, mais dans la phraséologie grammaticale on uti­li­se à en parlant de formes des noms/verbes (à la for­me pas­si­ve etc.).

sur  s’uti­li­se dans les ex­pres­sions numériques là où en fin­nois on uti­li­se -stA (un manuel sur dix, deux ex­em­ples sur trois etc.).

surtout  Ne pas uti­li­ser surtout en tête de phra­se, no­tam­ment pour « dé­ter­mi­ner » un groupe nominal su­jet, com­me c’est pos­si­ble en fin­nois.

taas   1) Dans le sens de sitä vastoin = en revanche 2) dans le sens de puolestaan = pour sa part, ou bien : en ce qui concerne… Penser aus­si à uti­li­ser inversement.

tapaus   Voir siinä tapauksessa ou tässä tapauksessa.

tarkoittaa  Dans la construc­tion tarkoittaa jollakin [termillä], on uti­li­se le ver­be entendre par suivi du nom sans ar­ti­cle et entre guillemets.

tarvittaessa  = le cas échéant (très fré­quen­t dans le style officiel) ou au besoin

tenir compte *que On ne peut pas construire la locution ver­bale tenir compte de qch di­rec­te­ment avec une com­plé­ti­ve (que). La for­me correcte est tenir compte du fait que (tenir compte se construit avec de, et ce de ne s’efface pas devant que).

todeta Ce ver­be s’uti­li­se dans diverses tournures usuelles :

voidaan todeta että = on peut dire que (et non pas on peut constater que ; le ver­be constater peut évi­dem­ment s’uti­li­ser, dans le sens de « havaita »)
todettakoon että = on notera que / on peut noter que ;
kuten totesimme = com­me nous avons pu le constater (le pro­nom le est obli­ga­toi­re)
kuten totesimme = com­me on l’a noté plus haut, com­me on l’a déjà noté (le pro­nom le est obli­ga­toi­re).
kuten todettu = com­me nous avons pu le constater (on ne peut pas dire *com­me constaté, et il faut penser à uti­li­ser systématique le pronom le)

tietoa En fin­nois, on peut dire saada tietoa, en fran­çais, on ne peut gé­né­ra­le­ment pas uti­li­ser l’ar­ti­cle indéfini massif devant information.

toisaalta  peut avoir deux sens (et deux traductions) : 1) d’au­tre part (= lisäksi) 2) inversement (= sitä vastoin).

total  (au total) En fran­çais l’équi­va­lent de yhteensä s’uti­li­se avec la préposition à  : Nous avons trouvé dix ex­em­ples au total (et non pas dix ex­em­ples *en total).

trancher Ce ver­be est utile pour dire päättää au sens de päättää jommankumman puolesta :

Les ex­em­ples ne permettent pas de trancher [en faveur de l’une ou l’au­tre solution]. Esimerkkien perusteella ei voida päättää [jommankumman vaihtoehdon puolesta].

tuntua   Paraitre / sembler / apparaitre  se ressemblent, mais ne sont pas in­ter­chan­gea­bles. Ap­pa­rai­tre est plus proche du fin­nois näyttäytyä. Sur les dif­fé­rents sens de tuntua et näytttää, voir Il parait que.

tässä tapauksessa  Pour ex­pri­mer qu’on dé­si­gne le cas qu’on est en train d’étudier ou dont on est en train de parler, on dit sur ce point, en l’occurrence, dans le cas présent, dans le cas qui nous occupe. Voir aus­si siinä tapauksessa.

vaihe  tässä vaiheessa
  1) dans le sens de toistaiseksi = pour le moment, pour l’instant
  2) dans le sens de tässä vaiheessa [työtä] = à ce stade

vastata  Pour dire yritämme vastata (siihen kysymykseen), uti­li­ser la tournure nous tenterons d’ap­por­ter des élé­ments de ré­pon­se (à cette question).

vastaavasti  peut avoir deux sens (et deux traductions) : 1) de mê­me 2) inversement.

vähäinen  N’uti­li­sez pas *petit, pensez à uti­li­ser faible, limité, ou restreint.

Vien(nen)t ensuite, À cela s’ajoute(nt) Ces ex­pres­sions avec le ver­be venir ou s’ajouter et su­jet inversé sont re­la­ti­ve­ment fré­quen­tes et parfois très pra­ti­ques et utiles pour traduire sen lisäksi en tête de phra­se. Faites l’essai en googlant.

viitata   (1) Peut se traduire de plu­sieurs ma­niè­res :

ren­voy­er à [le plus gé­né­ral et le plus universel] ;
référer à [es­sen­tiel­le­ment aspect sé­man­ti­que] ;
se référer à [en parlant d’une per­son­ne ; il faut un su­jet animé]
tekijä viittaa tässä teoriaan… = l’auteur se réfère sur ce point à la théorie …

viitata  (2) Kaikki viittaa siihen, että = tout semble in­di­quer que, tout porte à croire que (+ indi­ca­tif).

yhteensä  (au total) En fran­çais l’équi­va­lent de yhteensä s’uti­li­se avec la pré­po­si­tion à : Nous avons trouvé dix ex­em­ples au total (et non pas dix ex­em­ples *en total).

yhä  (+ com­pa­ra­tif). Se dit en fran­çais de plus en plus + ad­jec­tif/ad­ver­be. Ne pas uti­li­ser les for­mes *plus et plus + ad­jec­tif/ad­ver­be (calque de l’anglais).

ISBN 978-951-39-8092-4 © Jyväskylän yliopisto 2020
Page 70. Catalogue de mots et tournures problématiques. Dernière mise à jour : 21.12.2021